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Critique: The Love Witch
7.5Note Finale
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The Love Witch a connu une belle réception lors du dernier Fantasia et séduit les critiques partout où il est passe — le film est présentement certifié fresh à 98% sur Rotten Tomatoes. Disponible depuis le début du mois en vidéo sur demande, le film (qui aurait visiblement dû être de notre sélection pour la Saint-Valentin) paraîtra le 14 mars prochain en format Blu-ray.

Dans cette une lettre d’amour au cinéma européen et hollywoodien des années 60, on suit les tribulations d’une sorcière, Elaine (séduisante et hypnotisante Samantha Robinson), qui fait usage de ses pouvoirs magiques afin d’envoûter les hommes qu’elle rencontre. Son but ultime? Trouver l’amour avec un grand A.

La réalisatrice et scénariste Anna Biller (Viva) réussit à recréer ici avec brio l’ambiance de ces films érotiques et horrifiques de l’époque. Les mises en scènes, les décors et les costumes, tous conçus par Biller, sont splendides et toutes ces couleurs saturées scotchent le regard à l’écran. Logiquement, il a fallu que le film soit tourné en 35mm, question de respecter la démarche. Avec la trame sonore libidineuse, les effets psychédéliques et le montage typique, l’illusion est tout simplement parfaite.

Mais le film ne se contente pas que d’imiter le style et ne le tourne pas non plus à la farce comme la vague de cinéma grindhouse qu’on a pu connaître il y a quelques années. Il pose un regard critique et féministe, comme l’ensemble de la cinématographie de Biller d’ailleurs, sur ces films du passé où la femme n’était qu’un objet de désir. Notre sorcière avide d’amour est prête à tout pour plaire aux hommes et plusieurs scènes laissent un sourire narquois. Mais vous verrez que les hommes n’y sont guère mieux représentés…

Cependant, ne vous méprenez pas. Malgré ses références au cinéma d’horreur, The Love Witch donne davantage dans la romance et le mélodrame que le gore et l’effroi. Et hormis ses quelques longueurs — le métrage aurait gagné à perdre quelques-unes de ses 120 minutes —, l’expérience réussira tout de même à ensorceler n’importe quel nostalgique de ces classiques oubliés.

A propos de l'auteur

Marc Boisclair
Rédacteur en chef

Graphiste, monteur vidéo et anciennement collaborateur chez Sinistre Magazine, Marc partage sa passion pour l’horreur et l’étrange depuis toujours. Aujourd’hui rédacteur en chef et co-fondateur de Horreur Québec, il parcourt sans relâche les salles de projections et de spectacles obscures à la recherche de frissons visuels et/ou auditifs!

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