«Doom: Annihilation»: bienvenue sur la planète TQS-98

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1.5
Note Horreur Québec

Dès l’annonce surprise d’une nouvelle adaptation cinématographique — et particulièrement depuis la publication de la bande-annonce un peu boiteuse — un mélange de scepticisme et d’incompréhension ont envahi les fans de la franchise Doom. Une production à faible budget, un cinéaste à la feuille de route douteuse (Soccer Dog: The Movie), une sortie direct to video; tous les ingrédients étaient en effet réunis pour un petit fiasco.

Des marines répondent à un signal de détresse provenant d’un laboratoire secret sur une lune de Mars, mais découvrent que des démons ont envahi les lieux et doivent maintenant survivre et combattre pour éviter la fin du monde.

Doom Annihilation affiche filmComment une franchise comme celle-ci a-t-elle pu atterrir entre les pattes d’une entreprise avec aussi peu de moyens? C’est la question qu’on se pose pendant les 96 longues minutes de Doom: Annihilation. Le film souffre en effet de ses effets spéciaux datés, de ses costumes de monstres peu convaincants et de ses décors en carton. En d’autres mots: quand on n’a pas une cenne et qu’on veut faire un film dans l’espace le moindrement crédible, avec des vaisseaux et une douzaine de démons, un minimum de génie s’impose.

La surprise aurait pu se retrouver au scénario; hélas. L’histoire développée est routinière, sans aucune saveur et les rebondissements proposés deviennent tellement prévisibles qu’ils sont carrément inexistants. Personne ne sera surpris non plus d’apprendre que les personnages sont sous-développés et que peu d’entre eux contribuent véritablement à l’intrigue. Mais lorsque l’un d’eux s’exclame au combat: «I’m your ultra-nightmare, motherfuckers!», on comprend rapidement que l’effort de créativité n’y était tout simplement pas. L’interprétation va dans le même sens alors que le jeu de la distribution, interchangeable, passe d’acceptable à plutôt risible.

Le seul “accomplissement” se situe au niveau de l’intégration de certains éléments des jeux, comme les armes ainsi que quelques prises à la première personnes. La direction artiste parvient toutefois très mal à recréer l’ambiance glauque et futuriste du matériel d’origine en présentant des décors très propres et bien éclairés, teintés au bleu néon, mais souvent aussi au jaune moutarde. Quand ton vaisseau look moins bien que celui d’un jeu de plus de vingt ans…

Ne vous y méprenez pas, Doom: Annihilation n’atteint pas le seuil du so good it’s bad. Le film s’adresse plutôt aux novices dans le domaine ou encore à ceux qui préfèrent ne pas sortir de leur zone de confort. En y retirant ses quelques gouttes de sang (ironique lorsqu’on connaît le niveau de gore des jeux), le film aurait en effet bien pu être programmé un mardi après-midi à TQS en 1998, tout juste avant une reprise de Top Modèles.

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