[Fantasia 2018] «Aragne: Sign of Vermillion»: nos bibittes imaginaires

Note des lecteurs1 Note7.5
6

La vie n’est pas des plus faciles pour Rin. Son nouvel appartement est loin de ce qu’on lui avait promis: elle aboutit dans un complexe crasseux où les voisins semblent pour le moins inquiétants et des crimes sordides se produisent dans le voisinage. Bref, rien de rassurant!  Petit à petit, notre héroïne comprendra que tout est le fruit d’une malédiction. Enfin, un bibliothécaire lui révélera l’existence des fantômes insectes, une nouvelle damnation.

Aragne: Sign of Vermillion est le premier long métrage indépendant écrit et réalisé par Saku Sakamoto, designer graphique de Ghost in the Shell 2: Innocence. Son film se distingue par une ambiance angoissante et oppressante: l’environnement lugubre donne carrément des frissons dans le dos et le spectateur se retrouve en plein cauchemar éveillé. Visuellement, c’est réussi!

Par contre, le choix d’insérer des «storyboards» brouillons déstabilise et on se demande si l’effet est volontaire ou si l’on ne serait pas en présence d’une oeuvre incomplète. Le questionnement est plus que pertinent puisque ce choix artistique persiste tout au long de l’aventure de Rin. Le réalisateur pousse même l’audace jusqu’à nous présenter un dessin de notre héroïne juxtaposé à une page brouillon. Tout cela n’apportant absolument rien au récit, on croirait assister à la post-production d’un film inachevé.

Aragne parvient toutefois à offrir quelques moments de frayeur, dont cette séquence où Rin se fait poursuivre par un mystérieux assaillant armé d’une scie ronde. La scène nous tient en haleine et la terreur est à son comble. De plus, pour notre plus grand plaisir, l’artiste ne lésine pas sur le gore. Cela étant dit, le scénario de Sakamoto reste confus. La narration galvaudée d’images répétitives fait perdre le fil de l’histoire, assénant ainsi le coup de grâce au peu d’intérêt qu’il nous restait. On a l’impression que le réalisateur voulait s’assurer que l’auditoire saisirait bien le récit, comme s’il n’avait pas foi en son intelligence.

L’oeuvre de Sakamoto ne plaira certainement pas à tous, mais vaut quand même un visionnement pour les amateurs du genre. L’artiste japonais nous offre une histoire avec des allures psychédéliques et une finale somme toute satisfaisante. Pour ceux qui veulent s’initier aux films d’animation, l’expérience risque d’être plus ardue!

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