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[Critique] A Creepshow Animated Special: comme dans un EC Comics

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3.5
Note Horreur Québec

Il y a près de quatre décennies, le père du zombie filmé (feu-George A. Romero) et le King de l’horreur lettrée (Stephen King, évidemment) s’unissaient pour créer Creepshow. Après un deuxième volet (1987) plutôt correct et un troisième (2006) plutôt minable, paraissait l’an dernier une série sur Shudder (lisez notre critique ici). Et voilà qu’on nous offre une petite gâterie avec ce sympathique A Creepshow Animated Special, arrivant juste à temps pour Halloween.

Cependant, en termes d’animation, ne vous attendez cependant pas à du Pixar, là. Ici, on est dans de l’animation de base, du vite fait, rappelant à la fois les belles années d’Hanna-Barbera, les photos d’archives animées des récents documentaires ou encore à ce que pourrait ressembler un maudit beau storyboard coloré dans Photoshop et passé dans Flash. Un peu comme le Watchmen Motion Comic (2012) si vous voulez. Par contre, sachez que le coup de crayon est parfaitement à mi-chemin entre le style des classiques d’EC Comics (comme Tales from the Crypt) et celui de The Walking Dead.

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Ce qui n’est pas étonnant, comme le réalisateur de cet épisode spécial, Greg Nicotero, a également bossé sur la populaire adaptation télévisée de la bédé de Robert Kirkman. Rappelons que Nicotero s’est fait connaître comme étant un gourou des effets spéciaux dits pratiques (c’est le N du KNB EFX Group), avant de relancer Creepshow en 2019.

Après une petite intro filmée avec le Creeper, notre cher hôte putréfié, on se retrouve sur une île perdue au milieu de l’océan pour la première histoire: Survivor Type, d’après une nouvelle de Stephen King. Une île déserte sauf pour ce type (Keifer ‘24’ Sutherland, solide) échoué comme dans Cast Away mais avec pas d’Wilson. Cet ex-médecin a plutôt comme compagnie un cadavre, de voraces goélands, une trousse médicale, 350 000$ d’héroïne et un pied mariton (excusez là!) salement amoché. Évidemment, comme on est dans un épisode de Creepshow (et non dans 127 Hours), on peut se douter que ça va mal se terminer. Grâce à de dynamiques flash-back, ce solo de Sutherland réussit sans peine à nous garder en haleine jusqu’au second récit.

Dans Twittering from the Circus of the Dead (une adaptation d’une nouvelle de Joe Hill, romancier émérite et fils de King), on suit une jeune femme (Joey King*, aperçue dans The Conjuring et Slender Man), qui s’emmerde ferme lors d’un voyage en bagnole avec son frère et ses parents. Pour passer le temps, elle gazouille furieusement, en utilisant la plateforme web tel un journal intime public. Au cours de ce road trip américain depuis le Colorado, on en profite pour écorcher les réseaux sociaux, jusqu’au désopilant carnage final, qui en vaut vraiment le détour. Il y a même un p’tit clin d’œil à la pièce Be Aggressive de Faith No More, le groupe préféré (et pourtant relativement culte) de votre scribe. Quelles sont les chances?!

Grâce également à quelques Easter eggs et de joliment dessinés caméos (de King, Nicotero et son associé, Howard Berger), cette petite bédé animée et joyeusement gore de 46 minutes plaira assurément aux fans de Creepshow, en plus de les aider à patienter jusqu’à la saison 2, qui vient d’être annoncée pour 2021.

*P.S. Si vous vous demandiez, non, Joey King ne fait pas partie de la famille du romancier à succès (tel que vérifié par Wired dans cette entrevue).

A Creepshow Animated Special arrive sur Shudder le 29 octobre.

A Creepshow Animated Special - Official Trailer [HD] | A Shudder Original

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