S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
[Fantasia 2018] «Chuck Steel: Night of the Trampires»: un film taillé pour Fantasia
8Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)
0.0

En 2013 sortait le court métrage d’animation Raging Balls of Steel Justice. Rencontrant un succès instantané auprès des festivaliers de Fantasia, il ne fallu que peu de temps à l’esprit atypique de son réalisateur Michael Mort pour pondre une nouvelle aventure estampillée Chuck Steel.

Cinq ans plus tard, dans Chuck Steel: Night of the Trampires, le héros au caractère de cochon et à l’imposante mâchoire est jeté en pâture à d’infâmes créatures puant la mort… et la bibine. Avez-vous entendu parlé de ce qu’on appelle les trampires? Mi-vampires, mi-itinérants (tramp dans la langue de Shakespeare), ces viles démons ne sont que le résultat de la longue déchéance alcoolisée de nos classiques vampires qui, chassés de leurs châteaux transylvaniens, se sont retrouvés à errer dans les ruelles mal-famées de notre continent: leur soif de sang évoluant petit à petit vers un alcoolisme sévère et leur malédiction se rependant alors à travers les clochards de la ville.
Là où ça se corse, c’est lorsque quelqu’un décide de reprendre le destin de ces trampires en main afin de créer un soulèvement. Seul espoir contre cette aberrante invasion? Chuck Steel et sa pléthore d’acolytes qui ne survivront que difficilement à ses cascades et sautes d’humeur.

Difficile de qualifier Night of the Trampires autrement que par des termes tels que «ridicule», «loufoque» ou même tout simplement «con». Pourtant, le film regorge d’une intelligence savamment dosée. Les gags s’enchaînent au rythme effréné des scènes d’action épiques qui composent ce film animé à la perfection. Michael Mort ne laisse alors aucun répit à un spectateur qui n’en demande aucun d’ailleurs. Difficile de ne pas se laisser embarquer dans l’ambiance survoltée d’une salle comme seul Fantasia sait remplir; une salle hilare, demandant toujours plus de coups de poing dans la gueule, d’explosions, de punch lines ringardes et de jokes de graine.

Chuck Steel: Night of the Trampires figurera donc probablement sur la liste des films qui caractérisent si bien le festival Fantasia: surprenant, excitant, et drôlement indécent.

Consultez notre couverture Fantasia 2018

 

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.