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[Fantasia 2018] Tokyo Vampire Hotel: la folie des grandeurs
7.5Note Horreur Québec
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2021: alors que la fin du monde se prépare, deux familles de vampires décident de s’affronter pour les beaux yeux d’une jeune vampire que les deux clans désirent s’approprier.

Les films de Sion Sono (Love Exposure, Suicide Club) valent tous un visionnement et le cinéaste japonais s’est créé une forme de signature autant visuelle que thématique, justifiant amplement le culte qui l’entoure. Tokyo Vampire Hotel ne fait pas exception. On y retrouve donc un visuel léché, une maîtrise du langage filmique et une utilisation originale de la bande sonore. Au niveau du récit, on y retrouve la famille dysfonctionnelle, l’importance de la femme, mais aussi ce spleen de la société japonaise qui donnent sa saveur à ses longs-métrages.

Sono nous a réduit en un film de 142 minutes ce qui est à l’origine une série de dix épisodes pour Amazon Prime. Bien qu’excessivement touffu, force est d’admettre qu’il ne s’en tire pas si mal et qu’on développe assez bien une multitude de personnages. Bien sûr, le résultat reste un film un peu trop long. Même s’il a réduit la longueur de son histoire et que le film se laisse regarder, la durée de Tokyo Vampire Hotel aurait peut-être pu être retravaillée davantage.

Le réalisateur japonais sait se faire pardonner: il s’agit d’une sorte de film fleuve qui métisse habilement les histoires de vampires, de gangsters, mais aussi les longs-métrage d’action et d’arts martiaux. L’extrême violence donne lieu des moments anthologiques, alors que le travail sur les couleurs et la pellicule nourrit une dose d’onirisme qui nous emporte malgré nous.

Jouant sur différents registres, la distribution est plus qu’acceptable. Tantôt expressifs à outrance, tantôt touchants, les acteurs défendent assez bien les pôles opposés de ce film délirant.

Consultez notre couverture Fantasia 2018

 

A propos de l'auteur

Jean-François Croteau

Bachelier en études françaises, et diplômé d’un majeur en études cinématographiques, Jean-François est un cinéphile assidu depuis son enfance. Fasciné par l’histoire du septième art, Il a toujours su conjuguer ses deux passions qui sont le cinéma et l’écriture. Administrateur de la page Facebook "Le club de l’horreur du Québec", il adore échanger sur le cinéma avec d’autres fans.

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