[Hexploitation Film Festival 2020] Slaughterhouse Slumber Party: démons, goules et boobs

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2.5
Note Horreur Québec

NDLR: Cette année, Horreur Québec vous offre une couverture du Hexploitation Film Festival, qui se déroulera du 20 au 22 février prochains à Hamilton en Ontario.

Dans un festival comme le Hexploitation, on s’attend à voir des films qu’on ne verrait nulle part ailleurs. On s’attend à des trucs très nichés, faits sans prétention, avec trois bouts de ficelles, en quelques mois. Slaughterhouse Slumber Party est exactement dans cette veine. Il est évident que, rien qu’en jetant un oeil à la bande-annonce, les amateurs d’horreur plus traditionnelle vont trouver le tout assez indigeste. En effet, le réalisateur Dustin Mills signe ici un film d’initiés qui saura sans doute trouver son public dans les sphères les plus obscures du genre, mais qui n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Slaughterhouse affiche filmLors d’une soirée de retrouvailles, un groupe d’amies d’enfance se retrouve à devoir combattre un démon. Invoqué par une nouvelle invitée qui voue un culte au diable, ce dernier tentera d’éliminer les femmes une par une alors que celles-ci tentent de riposter. Malheureusement, elles ont un taux d’alcoolémie plutôt élevé et vraiment très peu de vêtements. Cela sera-t-il leur force?

Il faut le dire d’entrée de jeu, il y a (extrêmement) beaucoup de nudité gratuite dans ce film. Les actrices ont toutes affirmé en entrevue ne pas avoir ressenti de pression et que cette exposition de chair servait à l’humour du long-métrage, qu’elles ont adoré tourner avec Mills, mais cela en fera peut-être décrocher certains. En effet, l’humour n’est pas très fin, mais ceux qui savent se laisser prendre au jeu auront forcément quelques rictus. De toute façon, on s’en rend compte assez vite, le film est un gros fouillis fait dans le but de rire entre amis. Ça suinte l’authenticité à grosses gouttes et rend le tout très charmant.

On le voit à la prémisse, le projet ne se prend pas au sérieux. Slaughterhouse a conscience de ce qu’il est et ne prétend pas être autre chose qu’un divertissement un peu con. Cette humilité se sent notamment à travers l’une des «final girls», amatrice de série Z, qui remet en question son amour du cinéma tout au long du film, mais également à travers le choix de tourner à la manière d’un documentaire. Les personnages parlent à la caméra et réagissent à ce qui se passe un peu comme dans un épisode de The Office. Cette décision justifie le côté amateur de la production et le jeu un peu faux de certaines actrices, tout en facilitant l’identification aux personnages. Malgré le côté surréaliste de leurs personnalités, on s’attache aux amies et c’est un bon point pour le projet.

Bref, un film que plusieurs qualifieront d’horrible, mais qui n’est pourtant pas sans qualités. Pour citer l’un des personnages qui parle de son amour pour une série de faux films, c’est objectivement mauvais, mais tout de même vraiment amusant!

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