L'artiste Calixta Starr, qui présentera Hotel Purgatorio.

Horreur et théâtre s’unissent pour la deuxième édition du «Festival de La Bête Noire»!

Le Québec peut vraiment se vanter d’avoir tous les festivals et pour le plus grand plaisir des amateurs d’horreur, Montréal en compte un de plus depuis l’an dernier.

Le Festival de La Bête Noire, qui célèbre les arts de la scène lugubres, s’apprête en effet à lancer sa deuxième édition, qui se déroulera du 19 au 23 février prochains au Théâtre MainLine. Sa directrice-fondatrice, Mylène Chicoine, voulait combler un manque en mettant “la bête” sur pied en 2018: «Dans la programmation du Festival St-Ambroise Fringe de Montréal cette année-là, on retrouvait seulement deux spectacles sur une centaine avec une thématique horreur. Je voulais en voir plus et je me suis demandé comment. Parallèlement, je me cherchais un projet et je me suis dit que j’allais le faire.»

La programmation 2020 compte plusieurs curiosités. Parmi les événements présentés, on pourra entre autres voir Triptych de Marissa Blair qui, à partir de la philosophie BDSM, nous entraîne dans trois scènes de pure terreur; The Absence of Silence de Natasha Perry-Fagant promet un voyage multimédia sur les thème de la solitude et l’isolation et le one-woman show How To Kill Your Baby: 101 de Erin Farmer-Perrine, qui nous raconte son enfer post-partum bien personnel et sans censure.

Mylène Chicoine, fondratrice du Festival La Bête Noire. Photo: Patrick St-Amour

«Marissa Blair est extraordinaire pour venir créer des malaises. L’an dernier elle avait fait 15 Deaths in 15 Minutes et après pour Fringe, elle a proposé Antonin Artaud’s Spurt of Blood qui a beaucoup fait jaser. On a aussi un show, Maintenance, avec un ordinateur vivant, avec des bras, des jambes… et même des tripes. Ça risque d’être très spécial. Pour The Absence of Silence, on peut s’attendre à quelque chose de vraiment bizarre. Natasha Perry-Fagant a vraiment une signature spéciale, macabre et out there. Ses pièces peuvent devenir très salissantes même!»

Drawn & Plasters (2019), Crédit photo: Patrick St-Amour

Au menu, on retrouve également Slasher (Le One-Man Show), qui se décrit comme une pièce-documentaire et où Stéfan Cédilot, dont les qualités de compteur nous sont vantées, racontera l’évolution de ses goûts en matière de slashers, de son adolescence dans les années 1980 à aujourd’hui. Plus de 40 de nos slashers préférés seront abordés et il s’agit du seul présenté dans la langue de Molière pour cette édition; Mylène Chicoine mentionne travailler activement à retrouver une certaine parité dans le futur au niveau de la langue.

Les pièces sont toutes présentées en premières, alors même pour les organisateurs, la surprise et la découverte seront au rendez-vous. L’une des propositions, Hotel Purgatorio, nous vient même de New York et proposera un solo de danse sur les sept péchés capitaux. L’artiste Calixta Starr effectuera sa chorégraphie à l’aide d’une épée géante! Le spectacle est présenté en duo avec Gas de The Cosmic Slug Company, qui promet aussi des performances musicales, mais également des expérimentations scientifiques qui tournent mal sur scène.

«Cette année, contrairement à l’an dernier, je voulais moins de comédies, parce que c’est pas ça l’horreur. Je veux qu’on ressente et qu’on explore la peur et l’adrénaline.»

L’expérience risque donc d’être assez viscérale si vous êtes à la recherche de sensations fortes. Les billets et la programmation complète de cette deuxième édition sont disponibles via le site web de Festival de La Bête Noire.

Crédit photo couverture: Calixta Starr, Out-of-Time Productions.