Journée des grands-parents: nos aînés de films d’horreur préférés!

Isolation, réduction de la motricité, difficulté à communiquer, dégradation du corps, mort imminente… Bien plus que les sorcières ou les loups-garous, c’est la vieillesse qui terrorise la plupart d’entre nous. Opportuniste, l’horreur ne manque pas d’exploiter ce tuyau en nous offrant des personnages de personnes âgées terrifiantes (pour la plupart des femmes) .

De temps en temps, d’admirables grands-parents portent les chaussures de héros et se distinguent dans des rôles où ils attaquent et se défendent: ce palmarès regroupe d’abord les méchants, puis les gentils, pour mettre de l’avant la présence des aînés dans notre genre préféré.

Deborah Logan (The Taking of Deborah Logan, 2014)

Énième variation du found footage de possédée en nuisette blanche, The Taking of Deborah Logan a la particularité de traiter d’une femme qui souffre (à l’extrême, peut-on dire sans exagération) de la dépersonalisation qui accompagne l’alzheimer et la sénilité. C’est d’ailleurs cette cohabitation de l’horreur extraordinaire (la possession) et ordinaire (la vieillesse) qui en fait une œuvre supérieure à la plupart de celles s’inscrivant dans le courant.

Grandpa Sawyer (The Texas Chain Saw Massacre, 1974, et ses suites et spin-offs)

La famille, c’est sacro-saint pour les Sawyer, aux rejetons ravis de présenter à leur grand-père une nouvelle proie au sang frais. Dans The Texas Chainsaw Massacre, c’est le vieillard de 137 ans qui a poussé sa famille au cannibalisme lorsque l’automatisation lui a volé son emploi à l’abattoir. Sa descendance ne lui en veut pas le moindre et continue de l’inciter à donner le coup de grâce aux victimes, même s’il est souvent trop faible pour tenir le marteau.

Nana et Pop Pop (The Visit, 2015)

On avait presque perdu foi en M. Night Shyamalan avant The Visit, un found footage comique dans lequel deux ados font enfin la rencontre de leurs grands-parents pour la première fois. Une chose est certaine, leurs retrouvailles ne se déroulent pas comme prévu. Le film au budget le plus modeste de la carrière de Shyamalan était aussi son premier à ne pas recevoir de nominations Razzie pour le pire film, le pire réalisateur et le pire scénario depuis Signs.

Mrs Ganush (Drag Me to Hell, 2009)

Désireuse d’impressionner son patron pour récolter une promotion, une jeune femme refuse un prêt bancaire à une Tsigane qui lui jette un horrible sort. Avec Drag Me to Hell, Sam Raimi a réaffirmé son amour pour le genre et a même récolté le prix du meilleur film d’horreur de 2009 aux Scream Awards. Malgré un temps d’écran limité, Lorna Raver incarne la vieille Mrs. Ganush avec conviction. Pas mal pour une actrice qui croyait simplement avoir remporté le rôle d’une pauvre dame venu demander un prêt à la banque!

Roman et Minnie Castevet et Laura-Louise (Rosemary’s Baby, 1968)

Ne faites pas confiance à vos vieux voisins, surtout s’ils vous offrent de la mousse au chocolat ou s’impliquent un peu trop dans votre grossesse. On comprend bien pourquoi la douce Rosemary aime tant les Castevet, d’attachants personnages qui adorent potiner… et vouent secrètement un culte à Satan. Roman et Minnie ne sont pas les seules personnes âgées faussement adorables de Rosemary’s Baby: notons aussi la présence de la sympathique Laura-Louise, jouée par l’actrice de vaudeville Patsy Kelly.

Audrey et Henry Walsh (Anything for Jackson, 2020)

Des grands-parents en deuil s’improvisent sorciers pour réaliser un rituel compliqué visant à ramener leur petit-fils des morts. Avec un plan aussi parfait que le leur, qu’est-ce qui pourrait mal aller? Tout, en fait. Le contraste entre ces adorables vieillards et leurs gestes déplorables créent des moments de délicieuse comédie mais, aussi, d’horreur pure.

Anything for Jackson arrive en octobre sur Super Channel. Lisez notre critique du dernier Fantasia.

Father McGruder (Dead Alive, 1992)

Débutons le décompte de nos cinq «gentilles» personnes âgées avec un type dont l’âge n’a certainement pas affecté l’énergie, Father McGruder de Dead Alive! Également spécialiste des arts martiaux, le prêtre fait ce qu’il fait de mieux (I kick ass for the Lord!) avant de devenir un zombie à son tour et de s’accoupler pour créer le célèbre bébé mutant de ce film juteux de Peter Jackson. Saviez-vous que la version vivante et celle mort-vivante du personnage sont incarnées par deux acteurs différents?

Elvis Prestley et John F. Kennedy (Bubba Ho-Tep, 2002)

Qui a dit que rien ne se passait d’excitant à la maison de retraite? L’histoire de Bubba Ho-Tep a de quoi surprendre et faire rigoler: un vieillard prétendant être Elvis s’allie à un vieillard prétendant être John F. Kennedy pour venir à bout d’une mommie qui consomme l’âme des personnes âgées par leurs anus. Oui, vous avez bien lu. Basé sur une nouvelle de Joe R. Lansdale, Bubba doit une grande part de son succès aux grosses pointures comme Don Cascarelli et Bruce Campbell, qui l’ont rendu possible.

Grandpa (The Lost Boys, 1987)

Suite au déménagement de leurs parents, Michael et Sam déménagent chez leur grand-père à Santa Carla, surnommée la capitale du meurtre, où règne une bande de vampires menée par le charismatique Michael. Grand-père, un adorable excentrique amateur de taxidermie qui lit religieusement le télé-horaire et protège farouchement son Dr. Pepper, ne semble pas conscient outre-mesure de ce qui se trame… mais est-ce réellement le cas?

Tangina Barrons (Poltergeist, 1982)

L’actrice Zelda Rubinstein, aussi de la distribution des films Teen Witch et Sixteen Candles, est surtout reconnue pour son rôle de l’extravagante médium Tangina Barrons dans la franchise Poltergeist. Grande avocate en faveur des droits de la communauté LGBTQ+ et de la prévention contre le sida, l’attachante Zelda a également fait une courte apparition dans Behind the Mask: The Rise of Leslie Vernon.

 

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