Les suggestions du staff — avril 2020

Ça va? Vous tenez toujours le coup en confinement? Faites-vous des découvertes qui valent le détour pendant vos temps plus que libres?

Nos collaborateurs vous partagent aujourd’hui leurs trouvailles du mois côté «vieux» classiques, vidéo sur demande, séries et même documentaires et bandes-dessinées!


Eric Arseneault

The Monster Squad (1987) de Fred Dekker

Si vous êtes comme moi et que vous adorez les films des années 80, The Monster Squad est pour vous. Je n’ai pas eu la chance de voir ce film plus jeune et je ne l’ai découvert que récemment. C’est directement dans la même veine que The Goonies, Stand by Me ou tous les autres films mettant en vedette un groupe d’adolescents. La différence est qu’on met ici en action les monstres célèbres de la Universal. Dracula, la momie, le loup-garou, la créature du lagon et Frankenstein affronteront des jeunes qui veulent arrêter leur plan diabolique. Véritable hommage aux films des années 30, The Monster Squad est une excellente introduction pour les plus jeunes dans ce monde de films horrifiques. Le scénario de Dekker (Night of the Creeps) et de Shane Black (The Predator) ne prend jamais les enfants pour des caves et assume totalement son côté effrayant. Les enfants sont drôles, jouent bien et sont parfois crus dans leurs dialogues. Les maquillages et les costumes proviennent de Stan Winston (Alien, Predator). Celui-ci n’avait pas les droits d’utiliser les concepts originaux d’Universal, mais il a fait un travail merveilleux à recréer nos fameux monstres. Le seul reproche que l’on peut lui faire est au niveau de sa longueur. Les aventures du Monster Squad passent beaucoup trop vite, mais demeure un excellent divertissement. On a juste envie de faire partie du club!


Steve Villeneuve

Full Moon Features sur Tubi

Lorsque j’étais jeune, un ami (Rick) et moi allions souvent au club vidéo pour se louer quelques films d’horreur question de se faire un marathon. Je me rappelle très bien de notre soirée Friday the 13th, qui avait débuté vers 17h pour se terminer le lendemain matin vers 6h avec l’excellent Jason Goes to Hell. Je tentais toujours de trouver des bons films, tandis que Rick lui, recherchait ce qui avait l’air le plus cheap possible. C’est grâce à lui que j’ai découvert Full Moon Features. Malheureusement, au fil des années, bien qu’ils sont toujours présents dans quelques conventions, la compagnie de Charles Band a un peu disparu de la map. Et c’est avec grande surprise que j’ai découvert la chaîne Tubi de Full Moon Features récemment. Elle contient 159 de ses films, dont plusieurs classiques comme Castle Freak, Intruder, The Dead Hate the Living, Tourist Trap et les séries Subspecies, Tracers et Witchouse. Et ce, totalement gratuitement!


Full Moon Features

Pat Houle

Dolly Dearest (1991) de Maria Lease

C’est le 28 avril dernier que le film culte de série B, Dolly Dearest arrivait en format Blu-ray pour la première fois! Surfant sur la vague Child’s Play au début des années 90, le film de Maria Lease connu un succès immédiat lors de sa sortie vidéo en 1991. C’est la compagnie Vinegar Syndrome qui a réussi à obtenir la copie 35mm originale pour une remastérisation complète.

Enfin présentée dans son format original de 1.85:1, cette édition spéciale contient plusieurs suppléments dont de nouvelles entrevues avec les acteurs Denise Crosby (Pet Sematary (1989)) et Ed Gale (Child’s Play). Le Blu-ray est présentement vendu en exclusivité sur le site de Vinegar Syndome en édition limitée incluant une jaquette exclusive, mais sera disponible partout (sans la jaquette) dès le 26 mai prochain. Un essentiel pour les amateurs de poupées assassines!


Chloé Leclerc-Gareau

What We Do in the Shadows saison 2 (2020) de Taika Waititi et Jemaine Clement

Nous (…moi, en tout cas) avons compté les jours avant la sortie de la saison 2, qui débutait enfin sur FX Canada le 15 avril dernier!

Si vous connaissez déjà le film du même nom, vous adorerez la série dans laquelle le concept de vampires en colocation est repris avec de tout nouveaux personnages, tous aussi attachants et sinon plus. La première saison était hilarante, et le début de la deuxième dépasse nos attentes, déjà plutôt élevées!

Si vous aimez l’humour particulier de Taika Waititi, lancez-vous sans crainte dans le monde de cette fantastique série, où les vampires ne se nourrissent pas que du sang, où les familiars sont particulièrement mortels et où les transformations sont trop souvent précédées d’un cri…: «BAT!»


What We Do In The Shadows saison 2

Jason Paré

Perdy Volume 2 – Blackjack. Orgasmes. Dentelle de Kickliy (2020), Dargaud

Après Fleurs. Sexe. Braquages., le deuxième volume des aventures de Perdy, intitulé Blackjack. Orgasmes. Dentelle., est disponible depuis le 17 mars (trois mois avant la version originale anglaise). Après avoir passé 15 ans en prison, Perdy débarque à Petiteville afin de retrouver sa fille Pétunia et réaliser un dernier grand coup: le braquage d’une diligence. Ces retrouvailles ne sont clairement pas souhaitées par sa fille, car en plus de lui reprocher d’être une mauvaise mère, Pétunia aspire à une vie dite «normale». Il faut dire que Perdy est une femme qui dérange: en plus d’être profondément vulgaire, c’est une voleuse qui n’hésite pas à flinguer tous ceux qui se mettent à travers de sa route, sans compter qu’elle est fortement portée sur le sexe.

Vous l’avez compris, Perdy est une BD crue et violente, mâtinée d’un humour irrévérencieux. Les traits de Kickliy semblent avoir été tracés rapidement, donnant un look brouillon et un sentiment d’urgence à l’ensemble. Le découpage est efficace et très expressif. Chaque case se limite souvent à deux couleurs, allant du gris à l’oranger, du bleu et au rose, sauf quand il y a des effusions de sang. À ce moment, les taches sont bien rouges, proposant des fusillades dignes de The Wild Bunch de Sam Peckinpah. Chaque volume contient entre 150 et 160 planches et l’auteur prévoit de faire autour de six à huit volumes. À lire absolument.


Marc Boisclair

Nightmare Detective (2006) de Shin’ya Tsukamoto

Trop anxieux de recevoir enfin mon coffret Solid Metal Nightmares d’Arrow Films en mai, comprenant huit films et deux courts du cinéaste japonais culte Shin’ya Tsukamoto, j’ai décidé de revisiter quelques autres de ses fresques, à commencer par le “slasher” surnaturel Nightmare Detective de 2006.

On se retrouve à Tokyo lors d’une enquête sur les suicides étranges de deux individus, qui auraient composé le «0» tout juste avant de mourir. Les détectives dépourvus soupçonnent que la personne rejointe réussit à inciter les gens à se tuer à distance. Entre en scène pour les aider le fameux «Nightmare Detective», un homme sombre également suicidaire, qui possède la faculté d’entrer dans les rêves. Avec sa mythologie unique et dense aux multiples possibilités, Tsukamoto nous offre littéralement le film sur l’univers des cauchemars le plus pertinent depuis A Nightmare on Elm Street. Il faut dire que le sujet est parfait pour le style du cinéaste, qui se sert ici de sa caméra typiquement très nerveuse et de magnifiques métamorphoses entre le réel et monde des songes à bon escient. Ajoutez une trame sonore d’inspiration industrielle et quelques moments gore complètement fous et vous obtenez une vision disjonctée plutôt originale, qui détonne avec ce que le Japon a l’habitude de nous offrir. Une suite (sur laquelle je dois éventuellement mettre la main un jour) est également parue deux ans plus tard. Faites de beaux rêves!


Marc-Antoine Labonté

Der Fan (1982) de Eckhart Schmidt

Au début des années 80, un courant de cinéma allemand ultraviolent remettait en question la pensée dominante de l’époque et fouillait dans le lourd passé national. Der Fan contribue au mouvement en racontant l’histoire d’une adolescente totalement obsédée par un chanteur new wave dont les clips jouent à la télévision. Perdue dans le fantasme, elle fugue de chez elle pour aller à la rencontre de son idole. Bien sûr, ça va déraper.

L’ambiance vaporeuse, l’incroyable trame sonore électro et l’aura unique de Berlin durant les années 80 servent cette étude de caractère qui dissèque le fanatisme moderne. Et lorsque le troisième acte vous tombera dessus, vous saurez vite pourquoi on mentionne Der Fan dans la même phrase qu’Angst et Benny’s Video. Disponible en Blu-ray depuis 2015, gracieuseté de Mondo Macabro.


Raphaël Boivin-Fournier

Super Duper Alice Cooper (2014) de Sam Dunn, Reginald Harkema et Scot McFadyen

Sans réinventer le rockumentaire, ce film sur le roi du rock horrifique Alice Cooper est clairement dans le haut du panier du genre. Entièrement porté par des images d’archives et des animations, le long-métrage ne coupe jamais l’immersion pour revenir à des entrevues filmées ce qui donne un côté très original. La voix seule d’Alice, de ses musiciens historiques et des autres rockstars l’ayant côtoyé créent la narration autour du leitmotiv de Dr. Jekyll et Mr. Hyde.

Bref, une véritable plongée dans la vie de Vincent Furnier, l’homme derrière Alice, de son enfance religieuse à sa découverte de la culture hippie, en passant par sa gloire monumentale durant les années 70. Une mine d’or d’anecdotes qui fait comprendre toute l’importance qu’a pu avoir Cooper sur la culture populaire de l’époque et l’influence qu’il a eu jusqu’à aujourd’hui.

Rédacteur en chef

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