Nominations des Oscars 2026 trois films francais en lice

« Oscars 2026 » : L’Académie a enfin soif de sang!

C’est ce soir que se tient la très attendue 98e cérémonie des Oscars. Et pour une fois, nous n’aurons pas à regarder la grand-messe hollywoodienne en boudant dans notre coin!

Après des décennies à snober notre genre préféré, l’Académie semble enfin avoir attrapé le virus de l’horreur. Cette cuvée 2026 est une victoire écrasante pour les amateurs de vampires, de créatures gothiques, d’extraterrestres et de body-horror pur et dur.

Les votants ont pris goût au sang, et ça fait un bien fou.

Historiquement, l’horreur et les Oscars font rarement bon ménage. À l’exception de quelques anomalies statistiques (le triomphe du The Silence of the Lambs ou de Get Out), nos monstres sont systématiquement relégués aux catégories techniques, quand ils ne sont pas tout simplement ignorés.

Mais cette année, les frissons s’invitent dans les catégories reines, redonnant à la cérémonie un attrait indéniable pour les amateurs de sueurs froides.

Sinners : Un raz-de-marée historique

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Véritable séisme au sein de l’industrie, Sinners redessine à lui seul le paysage de cette grand-messe hollywoodienne.

Avec un record absolu de 16 nominations, le tour de force de Ryan Coogler pulvérise les plafonds de verre du cinéma d’horreur. Ce thriller vampirique de siège, situé dans l’Amérique ségrégationniste de 1932, orchestre l’affrontement sanglant entre des frères jumeaux et des créatures de la nuit.

Or, derrière cet hommage assumé au cinéma de genre se déploie une réflexion magistrale sur la fracture raciale. L’audace de l’Académie est d’autant plus frappante qu’elle hisse l’œuvre bien au-delà des traditionnels trophées techniques, la propulsant dans la course au Meilleur film, au Meilleur réalisateur et au Meilleur scénario original.

Un triomphe incontestable qui prouve enfin que les figures de l’épouvante ont leur place parmi l’élite du septième art.

Les monstres sacrés s’imposent

Sinners n’est pas le seul à faire frissonner la catégorie du Meilleur film. Les grands auteurs ont su imposer leur vision macabre :

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Crédit : Ken Woroner/Netflix © 2025.

Frankenstein – Guillermo del Toro

Couronnée par neuf nominations, cette adaptation grandiose allie l’humanité tragique de la Créature à un gore assumé et redoutablement efficace. L’Académie salue tout particulièrement la prestation transformatrice de Jacob Elordi, qui décroche une nomination majeure pour son face-à-face troublant avec Oscar Isaac.

Bugonia – Yorgos Lanthimos

Autre prétendant au titre de Meilleur film, ce thriller satirique suit la folie d’un employé (Jesse Plemons) séquestrant sa patronne (Emma Stone), intimement convaincu d’avoir affaire à une menace extraterrestre. Une œuvre grinçante et audacieuse qui atteste de la vitalité actuelle du cinéma de genre.

Horreur viscérale et nominations chocs

L’Académie a également osé fouiller dans des œuvres beaucoup plus frontales et dérangeantes :

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Weapons – Zach Cregger

Après le succès de Barbarian, Zach Cregger confirme son talent avec ce thriller oppressant sur la disparition de 17 enfants. Le film brille par la nomination inattendue d’Amy Madigan. Dans les traits de la terrifiante Tante Gladys, elle livre une prestation d’anthologie, naviguant habilement entre l’effroi absolu et l’humour noir, s’attirant ainsi les faveurs d’une Académie pourtant historiquement réticente face à ce registre.

The Ugly Stepsister – Emilie Blichfeldt

C’est la surprise la plus viscérale de cette édition. En transposant le conte de Cendrillon dans le registre du body horror extrême, le film d’Emilie Blichfeldt s’offre une place de choix aux Meilleurs maquillages et coiffures. Un an après le triomphe de The Substance, cette reconnaissance confirme que l’Académie a définitivement pris goût aux satires saignantes dénonçant la toxicité des normes esthétiques.

Les snobés de l’année (parce qu’il en faut toujours)

Malgré une abondance historique pour notre genre de prédilection, le conservatisme de l’Académie a tout de même fait quelques victimes collatérales de taille.

Les oubliés de cette 98e édition

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  • 28 Years Later : L’adrénaline pure du nouveau cauchemar de Danny Boyle n’a pas suffi à convaincre. Ignorer la virtuosité technique de ce long-métrage, portée par la cinématographie virtuose d’Anthony Dod Mantle et la bande originale frénétique de Young Fathers, s’apparente à un véritable aveuglement.
  • Bring Her Back : Les frères Philippou signent une œuvre choc, hélas boudée par l’institution. Fermer les yeux sur l’interprétation magistrale de Sally Hawkins, qui campe une mère sombrant irrémédiablement dans la folie, demeure sans conteste le plus grand mystère de cette cuvée 2026.

Reste à voir si l’Académie ira au bout de son audace ou si elle se réfugiera dans ses valeurs sûres. Quoi qu’il en soit, cette cérémonie s’inscrit déjà dans les annales du cinéma horrifique.

Toute l’équipe d’Horreur Québec vous souhaite une excellente cérémonie des Oscars, en espérant voir les architectes de nos pires cauchemars triompher sur la plus prestigieuse des scènes!

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