Un monstre se cache sous le lit dans le court québécois «No One Will Ever Believe You» — Primeur

C’est l’Halloween et Lucy veut faire une frayeur à sa soeur en se déguisant en monstre. Mais peut-être qu’elle n’est pas la seule créature à se tapir dans la chambre de l’adolescente…

No One Will Ever Believe You affiche film

Après une tournée fructueuse en festivals, No One Will Ever Believe You, deuxième court-métrage du collectif québécois Wagon 86 (The Babysitter) et réalisé par Frédéric Chalté, fait aujourd’hui son entrée sur le Web!

Que se produirait-il si les monstres que les enfants voient sous leur lit ou dans le placard de leur chambre étaient bien réels? C’est à partir cette idée et d’un désir de vouloir produire des films rapidement après ses études en réalisation que Frédéric et la directrice de photographie Gabrielle Bergeron-Leduc ont conçu No One Will Ever Believe You, en 2018.

J’avais un monstre moi aussi. Je voyais un vieux monsieur dans le coin de ma chambre.

«Je l’avais oublié un peu, il ne m’a pas poursuivi toute ma vie, mais j’imagine que c’est le genre de choses qui m’a suffisamment marqué quand j’étais petit pour que l’idée de faire ce film me vienne en tête», ajoute le cinéaste d’origine française, aujourd’hui établi à Montréal et que vous pouvez également lire de temps à autre sur nos pages.

No One Will Ever Believe You film

Le monstre en question, incarné par la très agile Maryline Chery, est imaginé par Marie-Michelle Castonguay à la conception des créatures. Bien ancré dans la réalité, il vit sous le lit, se nourrit de tout ce qui s’y amasse comme la poussière et les mousses, et se fond dans son environnement avec sa peau noire recouverte d’une texture rappelant celle de la moquette.

Mandy St-Jacques Turpin joue Lucy, cette jeune fille qui tente d’effrayer sa soeur, mais qui ignore ce qui l’attend vraiment. Ou l’ignore-t-elle vraiment? «Elle s’est démarquée rapidement en audition. Je suis tombé en amour avec ses deux beaux grands yeux, sur lesquels on s’attarde particulièrement». En effet No One s’attarde plutôt sur les jeux de regards que les dialogues pour créer son ambiance inquiétante. D’ailleurs, Lucy a un regard presqu’absent lorsqu’elle observe sa soeur littéralement y passer. Ce n’était pas au départ la réaction que l’équipe espérait au départ de l’actrice, mais au montage et lors des projections tests, certains y voyaient maintenant un double sens plutôt intéressant. Est-ce que tout ceci se déroule dans la tête de Lucy? Mystère! L’image a été utilisée pour la magnifique illustration de l’affiche par JF Lemay.

No One Will Ever Believe You film

Pour Emilie Lovitt, la grande soeur, le travail était aussi très physique. Tirée dans tous les sens sous un lit qui a dû être scindé en deux pour le tournage, c’est surtout son cri qu’il fallait mettre à l’honneur ici. «J’adore le cri dans le cinéma d’horreur. Sa mère, qui attendait hors du studio et l’entendait crier au loin a trouvé d’ailleurs l’exercice assez pénible. Fun fact: c’est aussi une grande fan d’horreur et on a échangé sur des films pendant des mois après!»

On vous laisse donc découvrir No One Will Ever Believe You, si ce n’est déjà fait, et on remercie chaleureusement l’équipe de Wagon 86 et le distributeur Welcome Aboard d’avoir voulu nous partager le film:

Surveillez le nouveau court-métrage de Wagon 68, Vicious Are the Ways of A Witch, conçu lors du dernier Kino Kabaret de SPASM, qui sera présenté lors de l’édition 2020 de Les Fantastiques week-ends du cinéma québécois du festival Fantasia!

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