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What Keeps You Alive: quand deux lesbiennes jouent au chat et à la souris
2Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
7.5

Jackie et Jules, deux lesbiennes, célèbrent leur premier anniversaire de mariage en passant le week-end à la maison de campagne familiale de Jackie. Mais leur séjour en amoureuses va rapidement se transformer lorsque Jules découvre les sombres secrets de la femme qu’elle a épousée. Et c’est ainsi qu’un jeu interminable du chat et de la souris va commencer.

Les quinze à vingt premières minutes du film de Colin Minihan (Grave Encounters, It Stains the Sands Red, Extraterrestrial) sont intéressantes sans être captivantes et laissent croire que le développement qui suivra pourrait nous surprendre. Mais on tombe ensuite dans un très lassant jeu de poursuite entre les deux amoureuses. What Keeps You Alive semble s’étirer sans fin alors qu’il ne fait que commencer et ça ne s’améliorera jamais. La seule raison pour laquelle le film semble se poursuivre, c’est pour nous montrer que tous les personnages sont stupides et prennent des décisions complètement absurdes à répétition. Et tout est tellement prévisible que le film finit par devenir très agaçant.

Les dialogues sont insoutenables et la victime ne suscite aucune empathie à trop chercher à comprendre les motifs de sa bien-aimée. Et que dire de la tueuse qui nous explique qu’elle n’est pas ainsi parce qu’elle a vécu un traumatisme quelconque, mais bien parce que c’est dans sa nature? Ça va, on a compris, mais la comparaison avec l’homosexualité est plus que douteuse.

Poster What Keeps You AliveBrittany Allen (Jigsaw, It Stains the Sands Red) et Hannah Emily Anderson (la série télé The Purge, Jigsaw) jouent terriblement mal et ont l’air de caricatures risibles du début à la fin. Si seulement on croyait que c’était volontaire, on aurait pu en rire plutôt que de soupirer jusqu’à la dernière seconde.

C’est à se demander si le film veut simplement nous dire que l’on ne connaît jamais vraiment les gens qu’on aime, ou s’il s’agit d’une mise en garde envers les «lesbiennes U-Haul» qui s’amourachent trop vite et emménagent après quelques semaines avec leur amoureuse. Dans tous les cas, le message passe mal.

Il faut tout de même avouer que la cinématographie de certaines scènes est superbe et aussi reconnaître l’audace de mettre en avant plan un couple de lesbiennes, même si ce n’est pas une première. Ce n’est toutefois pas suffisant pour qu’un film mérite d’être vu. Passez donc votre tour.

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