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Wolf Creek saison 1: l'audace compense la faiblesse de certains moyens
7Note Finale
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Seule survivante d’une tuerie sadique (commis par le Mick Taylor des deux longs-métrages précédents), une jeune Américaine décide d’arpenter la campagne australienne, à la recherche du psychopathe pour se venger.

Après deux films assez réussis, et une rumeur voulant qu’un troisième soit en chantier, les fans avaient plusieurs raisons d’avoir foi en cette transposition au petit écran d’une franchise déjà célébrée. Wolf Creek est donc une série éponyme de six épisodes, qui met en scène le sadique tueur de touristes.

Si le scénario assez simpliste des longs-métrages se camouflait derrière l’intensité, la série se risque vers différents rebondissements surprenants. Derrière ce récit conventionnel de vengeance, plusieurs péripéties amusantes font surface, et ce, malgré un caractère plus artificiel. Le véritable reproche provient de certaines grosses ficelles qui atténuent l’intensité de l’ensemble. Les personnages sont présentés de manières un tantinet manichéennes. Les régions rurales de l’Australie se composent, ici, de violeurs crasseux et d’autres personnages farfelus. L’obstination avec laquelle on démontre la répugnance des habitants force la caricature. Qui plus est, le courage de la protagoniste frôle la débilité. Par moments très brillante et athlétique, la jeune femme devient soudainement sotte pour faire émerger le suspense.

Cela dit, la réalisation est fort acceptable et tricote certains passages qui sont d’une crudité et d’une agressivité déconcertante. Les failles scénaristiques sont vite oubliées tellement certains segments sont ahurissants. Nous sommes très loin de la majorité des petit films d’horreur moelleux, parus en octobre dernier pour l’Halloween, qui nous proposaient des meurtres d’un ennui mortel. Cette série engendre un inconfort constant et ce sentiment est loin d’être négligeable. Certes, on s’attendait à de la vigueur, mais l’angle télévisuel aurait pu optimiser l’ensemble vers une violence supposée. Il n’en est rien: susciter le dégoût reste l’une des priorités des créateurs et on ne lésine sur aucune facilité pour nourrir les élans nauséabonds espérés. L’humour noir irréfrénable forme une adéquation avec ces excès, ce qui les rend plus intéressants.

Dans le rôle de cette victime, la jeune Lucy Fry (The Darkness) est très convaincante. C’est pourtant John Jarratt, reprenant le rôle du psychopathe Mike Taylor, qui épate le plus. À travers ses répliques ironiques, l’acteur campe un vilain qui n’est pas sans rappeler le Freddy Krueger de Robert Englund.

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