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Critique: Ce qui reste de démons de Daniel Sernine
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Avec à son actif plus de 80 nouvelles et autour de 40 ouvrages pour adulte, ado et enfant, il n’y a pas à dire, Daniel Sernine a une feuille de route impressionnante. À l’instar de Stephen King ou Lovecraft, l’univers de ce géant de la littérature de genre québécoise gravite autour Neubourg et Granverger, deux villes fictives et reculées de la Nouvelle-France que le Diable se plaisait souvent visiter.

Tout comme Petits démons, paru en 2014, Ce qui reste de démons s’inscrit dans la collection Brumes de légende des éditions Les Six Brumes, qui permet aux lecteurs contemporains de redécouvrir des textes importants de science-fiction et de fantastique aujourd’hui difficiles d’accès. Cette anthologie recense quatre textes publiés entre 1979 et 1997 et associés à l’univers des villes mentionnées plus haut.

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Dans Le sorcier d’Aïtétivché, un collectionneur met la main sur un manuscrit racontant la confrontation d’un coureur de bois avec un puissant seigneur, qui sacrifiait les enfants de ses paysans au démon Manitaba. Ensuite, un enseignant au collège Neubourg découvre Les ruines de Tirnewidd, habitées par le seul descendant de la première communauté européenne installée en Amérique du Nord. L’icône de Kiev fait peser une malédiction de taille sur la tête des Tchernine, une famille d’aristocrates qui s’échappe au Québec après la chute du tsar. Enfin, dans Le rêve d’Abaldurth, un quatuor improbable unit ses forces pour combattre une sorcière et le démon qu’elle vénère.

Dans ces récits qui se déroulent à une époque révolue, où les paysans craignent autant les attaques des Montagnais que le pouvoir des seigneurs, il y a quelque chose de réconfortant, qui donne envie de se lover auprès du feu pendant une tempête; réconfortant mais pas convenu, puisque l’auteur se démarque tant par sa plume, qui emprunte parfois à celle de Poe, qu’à sa mythologie qu’on pourrait qualifier de lovecraftienne, quoiqu’infusée de superstitions amérindiennes.

Très court, Ce qui reste de démons n’est qu’une escale dans l’univers de Sernine: parions que vous vous jetterez vite sur sa bibliographie pour découvrir d’autres délicieux récits démoniaques.

Disponible en ligne et dans certaines librairies.

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