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The Devil and Father Amorth: quand le réalisateur de The Exorcist filme un véritable exorcisme
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Du jamais vu, nous assure-t-on. Le réalisateur du classique film d’horreur The Exorcist, William Friedkin, a réussi à obtenir l’accord du Père Gabriele Amorth, le chef exorciste du Vatican et de Rome, pour filmer un véritable exorcisme.

Telle est la prémisse du documentaire The Devil and Father Amorth. Quiconque a vu le film de 1973 et la transformation graduelle de Regan MacNeil (interprétée par Linda Blair), se souviendra longtemps de ces images. En 2018, le film parvient encore à faire peur même si les effets spéciaux ont bien évolué depuis plus de quarante ans.

Voilà que William Friedkin a décidé de suivre le Père Gabriele Amorth, après avoir pris soin de faire un parallèle avec son film culte, notamment en spécifiant que The Exorcist est de loin de film préféré du prêtre.

L’exorcisme en question, filmé le 1er mai 2016, arrive plusieurs minutes après le début du documentaire qui sert essentiellement à nous plonger dans l’ambiance. C’est Cristina, une architecte italienne dans la trentaine, qui doit subir un exorcisme… son neuvième.

Mais le coeur même du documentaire est d’un ennui mortel. Cristina a beau crier dans une voix qui se rapproche des démons des meilleurs/pires films d’horreur, tout tombe à plat au moment tant attendu et on a de la difficulté à croire que l’audio n’a pas été manipulé pour tenter d’amplifier l’expérience du téléspectateur. D’autant plus que le cinéaste «oublie» sa caméra lors d’un événement critique qui aurait peut-être pu convaincre les plus sceptiques… Non, il faut plutôt entendre le cinéaste nous raconter les événements avec un montage un peu cheap.

Cristina est-elle réellement possédée ou souffre-t-elle de troubles psychiatriques? Peut-être a-t-elle une tumeur au cerveau? William Friedkin effleure plusieurs pistes, mais son documentaire est teinté de ses propres croyances ou de ses désirs évidents de prouver la pertinence de The Exorcist. Difficile alors de suivre l’homme qui dirige ainsi toutes ses entrevues.

Au final, votre curiosité n’aura pas été entièrement comblée et vous aurez l’impression d’avoir écouté un épisode peu crédible d’Unsolved Mysteries — comme l’ont affirmé plusieurs critiques — plutôt qu’un documentaire. Vous devriez donc plutôt revoir The Exorcist ou vous plonger dans la série (la première saison est sur Netflix) si ce n’est pas encore fait.

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