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[⏪ On rembobine] «Child's Play»: plaisir plastique
9.5Note Finale
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Abattu par un policier dans un magasin de jouets, le meurtrier en série Charles Lee Ray se voit forcé de transférer son esprit dans le corps d’une poupée à l’aide d’un chant vaudou. Coïncidant avec l’anniversaire d’Andy Barclay, cette même poupée se retrouvera entre les mains du gosse après que sa mère lui ait offert pour son anniversaire. Charles, se faisant maintenant appeler par son surnom «Chucky», fera tout en son pouvoir pour reprendre sa forme humaine, même s’il doit redevenir un petit garçon de six ans.

Trois ans après son vampirique Fright Night, le réalisateur et scénariste Tom Holland était de retour avec cette singulière histoire de poupée meurtrière. Originalement intitulé Batteries Not Included, le titre du scénario du jeune Don Mancini se verra changé dû à la sortie d’un film au même titre l’année précédente, produit par Steven Spielberg. C’est donc le 9 novembre 1988 que Child’s Play prit l’affiche.

Child's Play affiche filmÀ l’instar des six épisodes suivants, ce premier volet ne nage pas complètement dans l’horreur. Entre autres, l’élément du vaudou, nous fait vaciller entre l’horrifique et le fantastique. En y portant attention, on se rend compte que le sang et les meurtres graphiques ne sont pas les outils principaux pour effrayer son spectateur comme très souvent vu dans le slasher. Holland utilise plutôt l’ambiance glauque et l’action hors-champ et prend bien soin d’installer brillamment la tension désirée. Il y va même de la caméra subjective où le public peut voir à travers les yeux de la poupée comme John Carpenter l’avait si bien fait dans son Halloween avec le personnage de Michael Myers. D’ailleurs, ce n’est qu’à la 45e de ses 87 minutes qu’on verra, pour la première fois, Chucky s’animer lors de la fameuse scène avec Karen, la maman d’Andy.

On ne peut passer sous silence le travaille incroyable exécuté sur la dite poupée grâce aux effets spéciaux de son créateur Kevin Yagher et de son équipe qui nous ont également offert des films comme Face/Off et Sleepy Hollow, des années plus tard. Mélangeant robots et doublures (principalement l’acteur de petite taille Ed Gale), on arrive à croire parfaitement que ce patin est réellement vivant, et ce, à une époque où les effets spéciaux numériques (ou CGI) étaient inexistants.

Chris Sarandon (The Nightmare Before Christmas) et Catherine Hicks (Turbulence) forment le duo qui devra empêcher tant bien que mal le tueur en série de s’en prendre au petit Andy (Alex Vincent, Cult of Chucky) avant qu’il ne soit trop tard. Le toujours excellent Brad Dourif (Halloween (2007)) prête ici sa voix pour la première fois au personnage qui lui colle à la peau depuis maintenant trente ans. L’absence de superstars est probablement un des éléments importants qui donna la chance au spectateur de complètement s’abandonner et de croire à cette histoire plus qu’invraisemblable.

Child's Play capture écran

Une idée originale, un scénario mis en images par un réalisateur talentueux et une distribution investie, Child’s Play n’est pas devenu un film culte par hasard. Avec tous ses ingrédients gagnants, nous avons entre les mains un classique indémodable et toujours aussi puissant après toutes ces années. Avec ses deux derniers films aux critiques favorables et une série télé en préparation, on peut dire que notre poupée diabolique préférée en a influencé plusieurs au cours des trois dernières décennies. Alors que personne ne peut nier qu’il est toujours bel et bien vivant et encré dans l’inconscient collectif à jamais, notre «ami pour la vie» Chucky n’est certainement pas prêt de sombrer dans l’oubli.

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