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13 films d’horreur à (re)découvrir: 1 – Night of the Demons (1988)

Ça y est, on est rendu au numéro 1! Voir plus bas pour les mentions honorables. Merci d’avoir suivi cette aventure avec nous… On espère que vous aurez fait une découverte ou deux. Et désolé pour les cauchemars! 

Joyeuse Halloween!

Tout le monde dit que Hull House est hantée. Raison de plus pour y faire la fête à l’Halloween! Quand Angela (Amelia Kinkade) et neuf teens se retrouvent dans la vieille maison mortuaire décrépite, ce n’est qu’une question de temps avant que les emmerdes commencent. Angela, notre “weirdo” de service, organise une séance et canalise les démons qui possèdent et/ou massacrent les jeunes un à un tandis qu’ils et elles cherchent une sortie. 

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(En tant que gens de l’Outaouais, on a toujours suspecté que Hull était hanté.)

Night of the Demons est l’enfant de Kevin S. Tenney (réalisation) et Joe Augustyn (scénario et production). Même si la critique était mitigée (36% sur Rotten Tomatoes à ce jour), le film a récupéré son budget et a eu deux suites (1994, 1997), chacune excellente à leur façon. Et faisons semblant qu’il n’y a pas eu de remake en 2009.

D’accord, ce filmn’est pas le moins connu de cette liste, mais gageons que la plupart des amateurs de Freddy, Jason ou Pinhead n’ont pas la moindre idée de qui est Angela et c’est une tragédie nationale. Sans parler que c’est la seule femme du lot!

Pourquoi on l’aime

Punk rock. Cette espèce de joie subversive, cette désinvolture rebelle, ce «on-le-fait-parce-que-c’est-cool-et-peu-importe»: c’est Night of the Demons tout craché. 

D’abord, l’humour noir. Dans la veine (putréfiée) de Return of the Living Dead (1985) ou Evil Dead II (1987), les répliques y sont grinçantes, possiblement malaisantes. Le personnage le plus offensant, Stooge, a un nez de cochon. Le petit couple parfait de Jay et Judy ressemble à Ken et Barbie. La blondasse, interprétée par la légendaire «scream queen» Linnea Quigley, s’exclame: «I just want to look good for the boys». Quelle finesse!

Toutes des caricatures sur deux pattes. Sauf Rodger.

Rodger, Rodger, Rodger.

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Trente ans avant le Get Out de Jordan Peele (2017), Night of the Demons nous offre en Rodger (Alvin Alexis) un personnage afro-américain avant-gardiste dans un film d’horreur, simplement parce que, contrairement à ces amis blancs insouciants, il fait preuve de maudit gros bon sens. Judy (Cathy Podewell) a ses moments, mais Rodger est notre idole. On t’aime, Rodger.

Saluons enfin le travail de spatialité du film avec la maison, la cour intérieure et le mur de pierre. C’est simple, mais efficace : on se situe, on se fait facilement des points de repère, on se représente le lieu et on se sent piégé comme les personnages… à la recherche d’une issue. 

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Est-ce que Night of the Demons est parfait? Non! C’est parfois trash, male gaze-y, cheap, crasse. Mais c’est aussi brillant, franchement terrifiant, drôle, bizarre…

Et absolument divertissant. 

Punk fucking rock.

Citation préférée: 

«- You did remember to invite some cute boys to the party, I hope?

 – Of course I did! And we’re gonna scare the shit out of them!»

Autres mentions honorables

  • Doom Asylum(1987)
  • Prom Night III: The Last Kiss (1990)
  • John Dies at the End (2012)
  • Prince of Darkness(1987)
  • Return of the Living Dead III (1993)
  • Dagon (2001)

Lisez les autres textes de la chronique invitée 13 films d’horreur à (re)découvrir.

Tous les jours du 19 au 31 octobre, Bruno Massé et Catherine Lemieux Lefebvre dévoilent un top 13 des meilleurs films d’horreur méconnus à découvrir, ou à redécouvrir! Lisez la démarche.

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