S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Bird Box: n'ouvrez pas les yeux
5Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (7 Votes)
7.0

Le monde est frappé par une vague de suicides quand les gens voient des «créatures» mystérieuses. Enceinte, Malorie (Sandra Bullock) rejoint un groupe d’individus qui souhaite survivre à cette étrange épidémie.

Bird Box est inspiré du roman éponyme, écrit par Josh Malerman. Le roman est loin d’être parfait, mais il réussit à créer une telle tension que l’on ne veut pas déposer le livre avant d’arriver aux dernières pages. Malheureusement, même si le film commence en force avec une série d’événements qui nous laisse présumer que le meilleur est à venir, il ne peut pas montrer tout ce que le bouquin décrit dans les scènes les plus horrifiques. L’ensemble tombe donc à plat très rapidement.

Sur papier, Bird Box avait tout pour plaire: une distribution impressionnante, un scénario d’Eric Heisserer (Arrival, Lights Out) avec Susanne Bier (The Night Manager) à la réalisation ainsi que la musique de Trent Reznor et Atticus Ross.

Comme le rythme du film est tellement précipité, on ne s’attache à aucun des personnages. Ils sont tous inintéressants ou agaçants, voire stupides. Et Gary, l’un des protagonistes les plus troublants du livre, passe en coup de vent. Douglas, interprété par John Malkovich, est probablement ce que le film offre de mieux. Mais ce n’est pas assez pour que l’on se soucie du destin de chacun d’eux. Alors que les personnages auraient pu soulever des questionnements éthiques beaucoup plus profonds qu’ouvrir une porte ou la laisser fermée, on se sent déconnectés de chacun d’eux. Pour un film qui aborde les liens entre les humains, c’est plutôt ironique.

Bird Box tente de nous convaincre qu’il nous montre la maternité de façon nouvelle et rafraîchissante. Si quelques scènes permettent de voir Sandra Bullock en «maman ours» ultra-protectrice, la métamorphose de sa Malorie semble trop peu exploitée et mal jouée pour éviter qu’elle sombre dans les clichés. Il aurait été vraiment plus intéressant de vivre cette transformation avec elle dans un récit mieux construit.

Le film a tenté d’échapper aux quelques incohérences du roman, mais il a réussi à en créer de nouvelles. Le résultat final ressemble beaucoup trop à The Happening et s’enfonce de plus en plus dans la caricature jusqu’à nous offrir la prévisible conclusion anti-climacique. Ce sera difficile de ne pas éclater de rire juste avant le générique. Vous êtes prévenus.

6 Réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.