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[BITS 2018] Alive: survivre au plaisir coupable
6Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
5.1

[NDLR: Cette année, Horreur Québec vous offre une couverture en avant-première du festival Blood in the Snow, qui met de l’avant le cinéma d’horreur canadien et qui se déroulera du 22 au 28 novembre prochains au The Royal Cinema de Toronto.]

Un homme et une femme ayant tous deux subi une série de blessures graves se réveillent sur une civière dans un hôpital abandonné. Ils découvriront à leur détriment que l’homme qui les a recueillis et qui s’occupe d’eux est un psychopathe qui refusera de les laisser partir.

Projeté dans le cadre du festival BITS de Toronto, Alive était prometteur dû à son synopsis accrocheur. Si la lecture de l’ébauche faisait craindre une reprise sans saveur de Misery, nous étions en droit d’en espérer quand même beaucoup.

Alive film afficheIl s’en sera fallu de peu pour que ce film d’épouvante puisse être mémorable. Si on pouvait simplement endosser les décisions complètement incohérentes des victimes, qui semblent faire leur possible pour se faire tuer, on pourrait certainement y passer un meilleur moment. Mais les actions inconcevables que les protagonistes posent laissent entrevoir une paressd et un manque de rigueur au niveau du scénario.

Évidemment, les auteurs veulent gagner du temps et le seul moyen pour eux est de multiplier les tentatives d’évasion racoleuses dans ce long-métrage aurait pu facilement être un épisode d’anthologie ou même se déployer en court. Quoiqu’il en soit, les thèmes de la séquestration et de l’asile abandonné ont beau être éculés, il n’en sont pas moins intéressants. Et force est d’admettre que nos auteurs ont apporté un vilain intéressant.

Le réalisateur Rob Grant (Mon Ami, Desolate) signe une réalisation fort acceptable qui tire profit de son expérience de monteur. Certes, il filme adéquatement des décors intéressants, mais propose un montage en adéquation avec les échancrures de l’histoire. C’est un peu comme s’il panse les temps morts de l’histoire par un agencement de plans plus rythmés. Il en résulte un film bourré de bévues, mais qui se regarde avec un certain amusement. Les rouages sont peu originaux, mais le cinéaste a le mérite de savoir les rabattre.

L’ensemble doit beaucoup à l’acteur Angus McFadyen (Braveheart, Saw IV), qui arbore toutes ses capacités en composant un savoureux désaxé. Dans les rôles des éclopés, Thomas Cocquerel et Camille Stopps sont aussi très persuasifs.

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