[Critique] «A.M.I.»: connexion ratée

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Note Horreur Québec

Cassie (Debs Howard), une jeune fille de 17 ans gravement perturbée, développe une co-dépendance avec l’intelligence artificielle de son téléphone cellulaire après la mort de sa mère.

Réalisé par Rusty Nixon (Residue, Candiland), A.M.I. (un acronyme pour Artificial Machine Intelligence) est un slasher canadien qui intègre des éléments de technologie, ce qui lui a valu d’être comparé à un épisode de Black Mirror plus d’une fois.

A.M.I. effleure des sujets importants comme la santé mentale et les relations, mais sans jamais les maîtriser. On nous propose une critique sociale très superficielle, qui ne reste qu’en surface. Comme si le scénario lui-même avait été écrit par une sorte d’intelligence artificielle ou avec un algorithme plus ou moins au point… Le tout devient rapidement une parodie froide et risible qui finit par lasser alors que les meurtres se succèdent même si le film ne dure que 75 minutes.

Les performances des acteurs sont correctes, sans plus, mais les personnages sont d’une stupidité exaspérante. En fait, ils sont si lourdement caricaturés que le «message» du film rate complètement sa cible. Comment peut-on décrier habilement les connexions, qu’elles soient entre les humains ou avec nos machines, sans en établir (ou ne serait-ce que tenter d’en établir) une entre les personnages et le public?

Prévisible du début à la fin et rempli d’incohérences, A.M.I. pourrait toutefois trouver son public. Un film à écouter le cerveau à off, avec peut-être un groupe d’amis et assez d’alcool pour trouver le tout un peu plus amusant qu’il ne l’est réellement.

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