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[Critique] Aquarium of the Dead: une brochette d’animaux aquatiques

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3
Note Horreur Québec

La pandémie ne semble pas arrêter la compagnie The Asylum dans sa production de séries B déjantées, car elle a réussi à tourner malgré tout Aquarium of the Dead, maintenant disponible en vidéo sur demande. Le studio qui nous a donné bon nombre de mockbusters ainsi que des films de créatures tels que SharknadoMega Shark ou d’autres films de requins à deux, trois, cinq ou même six têtes, ne manque pas d’idées afin d’exploiter le genre des monstres marins. On a réussi ici, encore une fois, à renouveler le concept dans lequel des animaux aquatiques deviennent ni plus ni moins morts-vivants.

Aquarium of the dead affiche film

Dans un aquarium touristique, une injection jugée dangereuse provenant d’un zoo est administrée à une pieuvre, qui s’échappe et tue tout le monde sur son passage. Le sérum semble réanimer les animaux, créant «des spécimens morts, mais pas morts», comme l’explique le vétérinaire de l’endroit. Avec la dangereuse créature en liberté, les employés ferment l’établissement, mais le système de sécurité les plonge littéralement en quarantaine pendant que le virus se répand chez les autres animaux, transformant l’endroit en prison aquatique.

Réalisé par Glenn Miller et tourné dans un véritable aquarium, on a droit à plusieurs jolis plans de créatures marines dans leurs réservoirs, rappelant les films d’exploitation qui utilisaient des animaux réels, avant que l’horreur ne débute avec des effets mécaniques ou des images de synthèse, comme dans c’est le cas ici. Côté animation, on est bien sûr loin d’être dans le réalisme, mais on ne regarde pas les films de The Asylum pour la qualité des effets spéciaux. On recherche plutôt les idées folles qui nous font vivre des histoires peu crédibles, mais très divertissantes. Même si on a droit à une grande variété d’animaux marins, on reste toutefois un peu sur notre faim. Les scènes sont parfois maladroitement filmées afin de limiter l’animation et on cadre pour dissimuler certaines actions, nous privant de créatures que l’on aimerait voir d’avantage. Bien sûr, il s’agit d’une production à petit budget, mais on voit trop facilement les raccourcis pour économiser.

Aquarium of the dead pieuvreLe jeu des acteurs est inégal, ce qui arrive souvent dans de genre de production. Certains se débrouillent bien pour un série B, alors que d’autres manquent de crédibilité. Côté personnages, on aime particulièrement Daniel, qui fait visiter l’aquarium à Skylar, un visiteur VIP. Le duo comique se retrouve enfermé et Skylar doit faire confiance en l’expertise de Daniel, qui n’est pas vraiment en contrôle de la situation. Les deux pompiers qui sont appelés en renfort sont sans aucun doute les plus mal joués de la distribution, mais le manque de talent des acteurs s’avère hilarant.

En regardant Aquarium of the Dead, on voit très bien qu’il s’agit d’un film tourné durant la pandémie. D’abord, il faut oublier les scènes d’attaques d’animaux envers les visiteurs de l’aquarium, littéralement absents. On peut noter que les personnages forment des cliques qui se croisent, le but étant d’avoir le moins possible d’acteurs dans chaque scène. Vivica A. Fox (Independance DayBatman & RobinKill Bill: Vol. 1), qui tient la vedette du film, n’a à peu près aucune scène en commun avec les autres. La plupart du temps, l’actrice est enfermée dans son bureau et communique à l’aide d’un walkie-talkie en donnant des indications aux employés de l’aquarium. Autrement, son rôle est totalement inutile. On peut remarquer aussi dans certaines scènes des pastilles de distanciation sociale sur le sol, ainsi que des affiches sur le port du masque. On peut même voir une scène avec de discussion via Zoom. Le film est donc à la fois inspiré par la pandémie, mais en est également affecté dans son processus de production.

Au final, le film ne se démarque pas particulièrement par ses qualités et le sujet aurait gagné à être plus exploité sans censurer les effets spéciaux, ce qui aurait rendu le récit plus palpitant. Les diverses créatures sont toutefois assez chouettes, en particulier la pieuvre, le morse, ainsi que les étoiles de mer, ces dernières étant étrangement les créatures les plus dangereuses du lot. Les requins, qui ne peuvent se déplacer en dehors de l’eau, sont d’un ennuie mortel. L’humour vient certainement racheter le film qui ne plaira pas à tous, certes, mais les amateurs de séries B loufoques y trouveront leur compte et seront divertis par cette sympathique production.

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