[Critique] Bloodride: comme une boîte de chocolats

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3.5
Note Horreur Québec

Bloodride, la nouvelle série horrifique norvégienne de Netflix, est débarquée sur la plateforme ce vendredi 13. Elle consiste en six épisodes d’une trentaine de minutes chacun qui s’écoutent d’un seul trait, comme un film, si vous le souhaitez.

De façon générale, chaque épisode titille les spectateurs avec des bribes d’informations et en omettant volontairement de cacher certains détails, mais c’est réalisé avec assez d’agilité pour éviter toute frustration ou lassitude. Les épisodes sont tellement différents les uns des autres qu’on a souvent l’impression que tout peut arriver. C’est comme une boîte de chocolats et l’ensemble rappelle inévitablement Tales from the Crypt ou Twilight Zone.

Bloodride affiche film

Le générique d’ouverture montre chacun des personnages principaux dans un autobus fantôme, ce qui laisse croire qu’ils sont tous liés ou qu’un épisode ultime présentera leur destination finale, mais ce n’est pas le cas. L’élément n’est jamais exploité et constitue la plus grande déception de l’anthologie.

Tous les acteurs, qu’ils soient principaux ou secondaires, jouent avec justesse et la remarquable réalisation de chacun des épisodes ajoute au plaisir du visionnement.

La série commence fort avec Ultimate Sacrifice. Cet épisode s’intéresse à l’histoire de la citadine Molly qui s’installe avec sa famille à la campagne à contrecoeur en raison de problèmes financiers. Quand elle découvre pourquoi tous les habitants sont si attachés à leurs petites bêtes, un éventail infini de possibilités s’ouvre à elle… Les amoureux des animaux pourraient trouver cet épisode particulièrement difficile à regarder.
Bloodride

Il faudra toutefois attendre jusqu’à l’avant-dernier épisode pour retrouver un segment aussi convaincant. The Old School présente une enseignante qui rappelle étrangement Lupita Nyong’o dans Little Monsters, mais prend une direction totalement différente. Cet épisode réussit particulièrement bien à créer une atmosphère de tension et mettre le spectateur perpétuellement sur ses gardes.

Bloodride

Plus prévisible, Three Sick Brothers se penche sur la relation d’Erik qui se rend dans un chalet avec ses frères après sa sortie de l’hôpital psychiatrique. Les choses dérapent très rapidement.

L’épisode de Bad Writer joue quant à lui avec la réalité de façon bien originale, Lab Rats place les invités d’un dirigeant d’une compagnie pharmaceutique dans une situation insoutenable, et The Elephant in the Room propose une enquête au beau milieu d’un party de bureau où tous les employés sont déguisés en animaux.

Si les épisodes sont plutôt inégaux, ils n’en demeurent pas moins divertissants. Une anthologie à découvrir!

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