[Critique] Escape Room: jeu mortel

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2.5

Six personnes d’horizons différents reçoivent une mystérieuse invitation pour participer à un jeu d’évasion. Un prix de dix milles dollars sera offert à la personne qui parviendra à résoudre toutes les énigmes et à s’échapper de différentes pièces thématiques. Les concurrents réalisent rapidement qu’ils ne font pas face à un simple jeu et que les pièges mis sur leur route sont réellement mortels.

Escape Room (sorti sous le titre Jeu d’évasion au Québec et Escape Game en France) est réalisé par Adam Robitel, qu’on connaît surtout pour avoir mis en scène Insidious: The Last Key l’année dernière. On ne peut pas dire que cette coproduction entre les États-Unis et l’Afrique du Sud sorte des sentiers battus. On pense évidemment à l’interminable série des Saw (mais en bien moins violent), ainsi qu’à l’excellent Cube de Vincenzo Natali.

Escape Room affiche film

En fait, Escape Room est un peu comme un train fantôme dans une fête foraine: on a envie de l’essayer sur le coup, mais on finit toujours par être déçu à la fin. Ainsi, si certaines scènes sont stressantes, on ne peut pas dire que le film fait peur. Le long-métrage présente tout de même quelques qualités: il n’y pas, ou du moins très peu de temps morts, le design des différentes pièces que contient ce jeu d’évasion est plutôt réussi et inventif et il y a quelques blagues qui font mouche. Malgré cela, le scénario est archiconvenu et les personnages manquent franchement de profondeur. Quelques acteurs tirent tout de même leur épingle du jeu. Premièrement, on est heureux de voir Deborah Ann Woll (Daredevil) sur un grand écran, malgré un personnage plutôt barbant au départ, mais qui s’avère plus intéressant par la suite. Également, le prolétaire joué par Tyler Labine (Tucker and Dale vs Evil) est plutôt sympathique, au point où l’on s’attache à ce dernier. Tout le contraire de Jason (Jay Ellis), qui joue dans son cas le trou de cul de service (anecdote intéressante, ce dernier aura un rôle dans le prochain Top Gun).

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de films, c’est vers le climax que le scénario devient intéressant, ce qui n’empêche pas Escape Room de se terminer sur une fin ouverte qui sent le réchauffé et qui prépare le terrain pour une franchise (si la production obtient du succès, évidemment).

En résumé, le résultat n’est pas très convaincant, mais ça aurait pu être pire. Divertissant, mais sans plus.

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