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[Critique] «Escape Room: Tournament of Champions»: que le meilleur gagne?

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2.5
Note Horreur Québec

Est-ce que les studios ont eu assez confiance en Escape Room pour lui procurer une sortie en salle un 4 janvier 2019? Pas le moindrement du monde. Mais le bouche à oreille positif généré par le film d’Adam Robitel (The Taking of Deborah Logan, Insidious: The Last Key), l’un des meilleurs plaisirs coupables des dernières années, a réussi à confondre les prédictions box-office et faire naître une nouvelle franchise. La suite Escape Room: Tournament of Champions (Jeu d’évasion : Le tournoi des champions) arrivait en salle ce week-end après les délais engendrés par la pandémie pour nous ramener dans un jeu d’évasion tout aussi périlleux, mais où les surprises tombent à plat.

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On retrouve Zoey (Taylor Russell) et Ben (Logan Miller), survivants du premier opus, qui, malgré leurs traumatismes respectifs, sont bien déterminés à lever le voile sur Minos, l’organisation derrière le casse-tête géant qui leur a presque coûté la vie. En se rendant sur les lieux des coordonnées qu’ils avaient réussi à décrypter, les deux rescapés se retrouvent une fois de plus pris au piège et découvrent qu’ils sont maintenant enfermés en compagnie de participants qui ont également déjà joué auparavant. Que le tournoi des champions commence!

On regarde un Escape Room pour les mêmes raisons qu’on regarde un Saw ou un Final Destination. Remplacez les pièges sadiques par des pièces élaborées et les meurtres graphiques par des puzzles à résoudre, l’attrait demeure le même: voir un groupe de gens risquer leurs vies dans des situations abracadabrantes et découvrir qui du lot s’en sortira. Pour espérer apprécier ces films, il faut accepter de jouer le jeu, sans trop d’égards quant aux improbabilités et invraisemblances.

L’ennui avec Tournament of Champions, c’est que le scénario ne réussit pas à recréer l’un des aspects essentiels de la formule, qui fonctionnait plutôt bien avec le premier: déjouer les attentes du public. Celleux qui raffolent de ce genre divertissement sont exactement comme les protagonistes captifs: iels ont déjà joué auparavant. Par conséquent, on a beau proposer une autre série de pièces étourdissantes — la suite en propose de bien belles, en espérant que vous n’ayez pas trop vu les spots promo —, l’issue de ce tournoi prévisible est d’une telle paresse qu’on en sort avec l’impression d’avoir vu à peu près le même film qu’il y a deux ans.

S’il faut commenter la réalisation, Robitel réussit tout de même à faire monter la tension à quelques reprises durant ces moments clés où tout s’effondre, mais le résultat s’avère plutôt routinier. De même, l’interprétation de l’ensemble ne passera pas à l’histoire, mais remplit le mandat. Indya Moore (Pose) et Holland Roden (Teen Wolf) s’imposent davantage que le duo principal Russell-Miller, malgré leurs personnages on ne peut plus creux.

Loin d’être la pire proposition de 2021, Escape Room: Tournament of Champions demeure un divertissement correct, mais aussi une occasion manquée d’amener la franchise au niveau des vainqueurs. Dommage donc que les scénaristes n’aient pas eu envie de jouer davantage. Au final, on ne s’en portera pas plus mal si un troisième volet ne voit pas le jour.

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