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[Critique] Happy Death Day 2U: quand le gâteau ne lève pas
2.0Note Horreur Québec
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Suite aux mystérieux événements du premier film, Happy Death Day, Tree (Jessica Rothe, La La Land) peut maintenant se réveiller en paix sans craindre d’être tuée à répétition. Du moins, c’est ce qu’elle croit… Ryan (Phi Vu, Logan), l’ami de Carter (Israel Broussard, Fear The Walking Dead), l’amoureux de notre héroïne, se retrouve soudainement à revivre sa journée en se faisant à son tour assassiner par le tueur au masque de bébé. Voulant l’aider, Tree fait la découverte d’une machine inventée par des étudiants de l’université pouvant créer des boucles temporelles. Elle se retrouve donc bien malgré elle en plein cœur d’une expérience scientifique qui vire au cauchemar. À l’aide des nouveaux amis qu’elle ne cesse de rencontrer pour la première fois, elle essaiera de se sortir, une fois de plus, de ce fâcheux pétrin.

Christopher B. Landon (Scouts Guide to the Zombie Apocalypse) a expliqué qu’il voulait délaisser pour cette suite l’aspect horrifique et plonger davantage dans l’univers de la science-fiction en s’inspirant de Back To The Future. Le choix est franchement douteux, car combiner un slasher et le concept du film Groundhog Day faisait le charme et l’originalité du premier film. Maintenant, le tueur masqué est plutôt en second plan et c’est vraiment dommage. Le réalisateur nous sert une comédie de science-fiction à la Weird Science sans toutefois posséder le talent de John Hughes (The Breakfast Club, Sixteen Candles). Par contre, le segment “montage” inspiré des films des années 80 est tout simplement parfait. On retrouve exactement le feeling des longs-métrages de cette époque et c’est très drôle.

Happy Death Day 2 U affiche film

À plusieurs égards, le film prend vraiment une débarque vers les deux tiers de son histoire. Il traîne souvent en longueur et on se demande quand les aventures rocambolesques de Tree vont se terminer. Tout comme dans le premier film, le réalisateur prend un malin plaisir à nous écraser en plein visage sa morale peu subtile, comme s’il prenait les spectateurs pour des imbéciles. Trop de crémage finit par tomber sur le cœur. L’humour devient également plus physique, jusqu’à être burlesque, et rate carrément la cible. La scène où le personnage de Danielle (Rachel Matthews, Ms. White Light) joue une Française aveugle pour obtenir les clés du directeur fait penser à un sketch de Les Démons du midi. Gilles Latulippe aurait fait bien mieux! Et que dire de sa finale tout droit sortie d’un épisode de Scoobie-Doo, complètement dénuée de sens.

Cela dit, Jessica Rothe est clairement toujours dans son élément et garde l’aplomb qu’elle démontrait dans le premier volet. C’est d’ailleurs la seule de toute la distribution qui se démarque par son interprétation. Les autres acteurs s’en tirent correctement, mais sans offrir une performance remarquable.

Une question se pose à la fin du visionnement: une suite était-elle nécessaire? Le résultat prouve que non, par son scénario mince et sans intérêt. Le cinéaste fait la démonstration qu’on avait déjà fait le tour du sujet lors du premier opus. Une scène post-générique laisse pourtant présager une autre suite. Happy Death Day 2U n’est pas une catastrophe sur toute la ligne, mais une immense déception.

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