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Doug Jones incarne à nouveau Billy Butcherson dans HOCUS POCUS 2. Photo par Matt Kennedy. © 2022 Disney Enterprises, Inc. Tous droits réservés.

[Critique] Hocus Pocus 2: sucré comme des Franken Berry

Vous souvenez-vous d’un certain Hocus Pocus, sorti en 1993, réalisé par le vidéaste Kenny Ortega, qui s’est depuis recyclé en réalisateur maison pour le Disney Channel (on lui doit notamment la série de téléfilms familiaux The Decendents)? Mais oui, vous savez ce gentil film de sorcières semi-drôle avec Bette Midler, Sarah Jessica Parker et une autre actrice dont personne ne se souvient jamais du nom (Kathy Najimy)? Saviez-vous qu’il avait été produit par David Kirschner (le producteur de la franchise Chucky depuis le tout début), qui a également co-écrit l’histoire avec nul autre que Mick Garris (le créateur de la série Masters of Horror)?

Eh bien, 29 ans plus tard (voir qu’ils n’ont pas été capables d’attendre un an pour faire un chiffre rond… franchement…), nous arrive ce vendredi en grande pompe chez Disney+ Hocus Pocus 2 (Abracadabra 2), suite du film aujourd’hui culte, qui avait été plutôt mal reçu à l’époque. En plus de Kirschner, le trio d’actrice est de retour dans le rôle des sœurs Sanderson, de même que Doug Jones (la muse de Guillermo del Toro), qui jouait Billy Butcherson, le flegmatique et échevelé zombie du premier. Mais pas Ortega (vraiment pas grave), remplacé ici par Anne Fletcher, une danseuse/chorégraphe devenue cinéaste.

Après une délicieuse mise en bouche se déroulant à Salem en 1653 (où on peut voir notre trio de sorcières et ce bon vieux pouilleux de Billy en mode ados), on se retrouve en 2022, alors que par un soir d’Halloween, trois amies du lycée, fanas d’occulte, devront mettre leurs (petits) différents de côté pour renvoyer de (pas si) méchantes sorcières — et leur satané bouquin — dans l’au-delà.
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Une histoire tout ce qu’il y a de plus classique, dont l’humour réside principalement dans l’idée certes usée du poisson hors de l’eau, pareil comme dans le premier, mais avec les références d’aujourd’hui. Comme lorsque les sorcières visitent une pharmacie, s’émerveillent devant la technologie, croient avoir rajeuni grâce au filtre d’un selfie… bref, c’est bon enfant et rarement subtil, mais on rit. Souvent même, parce que c’est d’abord et avant tout une comédie. Donc même s’il y a un vieux grimoire enchaîné et une cave empoussiérée, n’espérez pas L’Opéra de la Terreur, OK? C’est tout de même classé G, t’sais.

D’ailleurs, ils sont plutôt marrants les nouveaux personnages, notamment l’extravagant maire/révérend (Tony Hale, le Forky de Toy Story 4) et Gilbert (Sam Richardson), le tenancier de la boutique ésotérique. Et on se réjouit de revoir le power trio du premier, mais aussi Billy le gentil zombie, avec sa bouche et ses membres décousus (oui-oui). Attendez de voir le concours de sosie des sœurs Sanderson, vous allez avoir du fun! Aussi, sachez que les plus jeunes actrices de la distribution sont probablement les seules à ne pas jouer gros comme dans un théâtre d’été. On parle du trio 2022, soit de Lilia Buckingham, Belissa Escobedo (American Horror Stories) et surtout Whitney Peak (The Chilling Adventures of Sabrina).

Tous les jours Halloween

Et puis, gang, avouez que c’est toujours plaisant les films qui se déroulent à l’Halloween et/ou qui incluent un party costumé! De plus, la trame sonore comprend autant de pop actuelle que d’excellents tubes d’antan (Planete Claire des B-52’s, One Way or Another de Blondie), alors que par moment, ça devient carrément un musical, mais dans le sens Thriller-de-Michael-Jackson du terme. Il y a même une reprise d’Elton John (The Bitch is Back devient The Witches are Back!) pendant le générique. D’ailleurs, restez donc jusqu’à la fin des crédits pour l’obligatoire scène-agace, qui laisse la porte ouverte pour une éventuelle suite (avant 29 ans SVP).

Finalement, ça ne nous dérangerait pas qu’ils continuent, car Hocus Pocus 2 a réussi ce que tous espèrent en remettant le couvert: une suite arrivant à corriger les tares de l’original (qui comportait son lot de ringardises, ‘faut se le dire), pour le surpasser et, sur toute la durée, solidement nous divertir. Du moins, ça a fonctionné avec le public cible, dont font vraisemblablement partie votre scribe, son épouse et sa jeune fille (qui ont tous adoré, lors de leur visionnement du samedi matin avec des céréales très sucrées).

Hocus Pocus 2 arrive en exclusivité chez Disney+ le 30 septembre.

Note des lecteurs4 Notes
Points forts
Fun, avec un grand F.
L’humour x l’horreur familiale FTW.
Divertissant et sans prétention.
Points faibles
Mmmm… trop gentil peut-être? On vise les familles avec enfants, donc on pardonne, hein.
3.5
Note Horreur Québec

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