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[Critique] «Into the Dark: Down»: une Saint-Valentin avec des hauts et des bas

En 2018 et 2019, la chaîne américaine Hulu diffusait la série anthologique Blumhouse Into the Dark; deux saisons de douze long-métrages diffusés au fil des mois à propos d’un anniversaire du calendrier. Au Canada, on avait mis une croix sur l’idée de voir officiellement l’anthologie, mais voilà que la chaîne Hollywood Suite — celle qui nous a offert la dernière saison de Slasher: Flesh & Blood l’an dernier — les programme à sa grille de 2022. Le bal est lancé ce 14 février avec les épisodes Down (2018) et My Valentine (2019), diffusés dès 21h*. On a vu le premier pour l’occasion.

C'est le week-end de la Saint-Valentin et Jennifer quitte le boulot dans le but d'attraper un vol pour surprendre son ex-fiancé et peut-être réparer les pots cassés. Parallèlement, au même étage, Guy se prépare de son côté pour un rendez-vous galant. Leur sort sera lié à jamais dans l'ascenseur, qui tombe inévitablement en panne.

Il faut comprendre qu’Into the Dark présente, à l’image des Welcome to the Blumhouse qui ont en quelque sorte pris la relève depuis chez Prime, des longs-métrages au budget (et parfois même ambitions) un peu plus modestes. L’idée d’avoir un film signé par les écuries de Jason Blum devient soudainement très alléchante pour un.e cinéaste en début de carrière, peu importe les moyens.

Into The Dark Down affiche Hollywood Suite

C’est dans cet ordre d’idée que Down nous propose un huis clos mettant en vedette une poignée de personnages. Le métrage prend bien son temps (probablement trop) à installer la relation entre Jennifer et Guy, respectivement Natalie Martinez (The Stand) et Matt Lauria (Kingdom), qui relèvent bien le mandat quand vient le temps de faire monter la tension… autant sexuelle que dramatique.

Il devient difficile d’aborder le métrage sans révéler l’issu du premier acte, que plusieurs verront venir bien à l’avance. Mais force est d’admettre que le film propose par la suite des revirements plutôt divertissants, tout en respectant les conventions du genre. On a toutefois envie d’émettre un petit trigger warning: même si Down n’est certainement pas le plus graphique de sa catégorie, la nature de la violence montrée à l’écran pourrait déstabiliser. Fin de la parenthèse.

Sinon, dommage que le scénario ne résiste pas à la simple logique du cellulaire. En effet, qu’est-ce qui empêchait notre duo de simplement signaler à l’aide, au juste? Si on parvient à passer par dessus le détail, Down utilise bien l’espace et s’avère étonnamment plus efficace à engendrer le vertige que la claustrophobie. Le dernier acte ne manque pas de tonus et s’avère plutôt satisfaisant.

Celleux qui cherchent à pimenter leur soirée de l’amour avec un nouveau film d’horreur thématique pourraient trouver un certain plaisir dans ce léger divertissement.

* Les films Into the Dark sont également disponibles sur demande chez Hollywood Suite les premiers du mois.

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Points forts
Une bonne utilisation du huis clos.
Des revirements sanglants et haletants.
Une bonne chimie à l'interprétation.
Points faibles
Des failles difficiles à excuser au scénario.
Un premier acte un peu trop lent à démarrer.
3
Note Horreur Québec
Rédacteur en chef

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Horreur Québec
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