S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Lake Bodom: baignade à vos risques et périls
4Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (1 Vote)
10.0

Les faits: dans les années 60 en Finlande, 4 adolescents en camping aux abords du lac Bodom ont eu la visite d’un étranger pendant la nuit. L’homme aurait sauvagement assassiné 3 des campeurs et laissé le quatrième, Nils Wilhelm Gustafsson, blessé. Nils fut soupçonné du meurtre, pour finalement en être acquitté en 2005 (!), laissant l’identité du coupable encore inconnue à ce jour.

Peu surprenant qu’un film d’horreur s’inspire des événements, parfaits pour les histoires de feux de camps. On suit donc dans Lake Bodom quatre adolescents, qui décident d’aller camper une nuit au lac infâme afin de reconstituer le meurtre multiple survenu il y a plus de 55 ans. L’un des deux garçons est obsédé par le cas, tandis que l’autre est davantage intéressé par les filles qui les accompagnent. L’une d’entre elle, Ida, aurait été victime d’intimidation récemment à l’école.

C’est donc l’esprit en mode estival qu’on plonge dans Lake Bodom, avec l’espoir de peut-être découvrir une perle comme Eden Lake ou du moins, passer un moment divertissant comme dans le plus récent Cub, par exemple. Hélas! La première moitié du film finlandais enchaîne les clichés des productions horrifiques de camping jusqu’au revirement de scénario, pourtant bienvenue pour son vent de fraîcheur, mais qui propose un enchaînement d’événements peu crédibles. Le problème réside principalement au niveau des motivations de nos personnages, carrément insensées. D’abord, pourquoi vouloir recréer cette nuit d’horreur? Plusieurs éléments ne collent pas.

La mise en scène n’est pas non plus des plus convaincantes. Les scènes nocturnes sont éclairées de spotlights aussi puissants que le soleil et une trop grande partie du budget a été accordée pour les machines à boucane. Divulgâcheur: on aura même droit à la visite du boogeyman le plus générique de l’histoire du cinéma d’horreur.

Ni effrayant, ni impressionnant, ni palpitant, ni vraiment une bonne idée, Lake Bodom se conclue sur des images d’acteurs terrorisés qui n’empêcheront pourtant personne d’aller camper paisiblement cet été.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.