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NO ONE GETS OUT ALIVE. Cristina Rodlo as Ambar, in NO ONE GETS OUT ALIVE. Cr. Teddy Cavendish/Netflix © 2021

[Critique] No One Gets Out Alive: une asphyxie de clichés

Note des lecteurs4 Notes
2.5
Note Horreur Québec

No One Gets Out Alive (Personne ne sort d’ici vivant), qui nous est livré cette semaine sur Netflix, est le premier long-métrage de Santiago Menghini. Le cinéaste montréalais a grandement impressionné la galerie ces dernières années, notamment à SXSW, Sundance et Fantasia avec ses courts-métrages Red Wine, Regret et Milk — James Wan compte d’ailleurs produire l’adaptation longue de ce dernier.

Après s’être occupée de sa mère en phase terminale, une jeune femme quitte le Mexique pour entrer illégalement aux États-Unis. Ses faibles revenus gagnés à l’usine de couture ne lui permettent que de se loger dans la chambre d’une grande maison. Elle comprend très rapidement que quelque chose ne tourne pas rond dans la demeure, alors que ses cauchemars se multiplient et que les bruits étranges qu’elle entend la nuit ne cessent de la hanter.

No one gets out alive affiche film

Adapté du roman d’Adam Nevill, qui a également vu son The Ritual adapté chez Netflix, le film pose de façon honnête les enjeux et les désillusions de certains réfugiés remplis d’espoir et d’ambition en pénétrant le sol américain. Il y a une observation des mœurs intéressante, en ouverture. Le sort de cette jeune femme sans ressources nous interpelle rapidement, mais l’absence totale de finesse avec laquelle on y incorpore des scènes d’horreur clichées fait rapidement sourciller. Non seulement rien n’est original dans ce qui survient dans cette maison, mais plusieurs développements frôlent le ridicule. Tout ça pour en arriver à un dénouement un peu vide.

À la manière du scénario, la réalisation semble plus à l’aise avec les passages réalistes qu’avec les moments de terreur. On nous bombarde péniblement de séquences de rêves pour verser dans la figure de style, mais on peine à en proposer un. La mise en scène compile des effets chocs ennuyants et répétitifs, et ne réussit jamais à effrayer. C’est à n’y rien comprendre, puisque les scènes dramatiques faisaient office d’un portrait de femme fort honnête. Déplorable qu’on bâcle ces passages horrifiques en recopiant des formules dépassées depuis longtemps. C’est d’autant plus dommage qu’avec la maison lugubre et la photo dont on bénéficiait, la partie semblait gagnée d’avance.

Défendant vigoureusement son personnage, l’actrice Cristina Rodlo (Too Old to Die Young) fait montre de talent, ce qui ne rachète aucunement le naufrage.

No One Gets Out Alive | Official Trailer | Netflix

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