[Critique] Rattlesnake: le serpent se mord la queue

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Note Horreur Québec

Jusqu’à maintenant, 2019 n’est pas la meilleure cuvée au niveau de l’horreur sur Netflix. Peut-être que les The Ritual et autres Apostle avaient mis la barre trop haute l’an dernier, mais pour le moment, le tout semble un brin oubliable. Même ceux qui attirent l’attention comme Eli divisent quand même beaucoup et, pour être honnête, ceux qui sont dans le haut du panier comme Rattlesnake de Zak Hilditch (1922) ne seraient probablement pas particulièrement acclamés s’ils sortaient sur un circuit traditionnel de cinéma.

Rattlesnake affiche filmQuand sa fille se fait mordre par un serpent, Katrina pactise accidentellement avec une entité maléfique qui lui réclame de tuer une personne pour la sauver. Pourra-t-elle aller jusqu’au bout et commettre un tel geste?

Rattlesnake raconte une histoire dont on a vu des dérivés une bonne centaine de fois. C’est une classique situation de pacte avec le diable qui nous amène à nous questionner sur les gestes que nous pourrions poser pour protéger ceux qu’on aime. Cela dit, au-delà de la prémisse à la Twillight Zone il y a, heureusement, un personnage attachant et une cinématographie intéressante. Ces deux éléments font du film une réussite. Sans jamais atteindre le niveau, on a parfois des éléments du Drag Me to Hell de Sam Raimi qui se font sentir, et c’est une bonne chose. Le personnage de Katrina joué par Carmen Ejogo (It Comes At Night, Alien: Covenant) est une protagoniste qu’on a envie de suivre et qui obtient facilement l’empathie. La direction photo est également une des forces du film. Les étendues désertiques du Texas sont très bien rendues.

Cependant, il manque un peu de magie pour qu’on puisse parler d’un vrai film marquant. C’est difficile de dire, aujourd’hui, ce qui fait la différence entre un film et un téléfilm. Les catégories se sont tellement brouillées avec les cinéastes qui bougent entre circuit hollywoodien et plateformes de streaming que l’on peine à poser cette étiquette aussi facilement qu’avant. Pourtant, il n’en demeure pas moins qu’on a une impression de télévision d’après-midi en regardant Rattlesnake. Peut-être est-ce la musique complètement générique? Ou encore les décors répétitifs? Quoiqu’il en soit, on ressort de notre visionnement avec l’impression que le cinéaste n’avait rien à raconter avec ce long-métrage et qu’il existe, peut-être, seulement parce que Netflix voulait remplir ses réserves de films d’horreur avant l’Halloween. Tous les films n’ont pas à changer le cinéma, mais il est difficile de rentrer dans un projet quand on ne ressent pas la passion de ceux qui le développent.

Bref, un téléfilm Netflix meilleur que plusieurs de ses confrères, mais pas un indispensable. Seulement un autre à regarder en attendant le prochain.

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