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Critique: Rings
2.5Note Horreur Québec
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Dix-neuf ans après le tout premier Ringu et quinze ans après son adaptation américaine par Gore Verbinski, Samara (Sadako dans la version japonaise) continue toujours de hanter nos écrans — plats et full HD maintenant— avec Rings, un retour inattendu et probablement non réclamé de la franchise.

Julia voit son copain Holt (Alex Roe en chest, The 5th Wave) partir étudier dans une autre ville. Au fil des semaines, ce dernier ne répond plus à l’appel et Julia décide de se rendre sur le campus pour investiguer. Arrivée sur les lieux, elle découvre que son amoureux est hanté par la VHS maudite et avec l’aide d’un professeur, ils découvriront un film caché dans le film original (?), leur donnant de nouveaux indices sur la malédiction qui se répand toujours.

Ce dernier volet des aventures de la petite fille aux cheveux trop longs, porté à l’écran par l’espagnol F. Javier Gutiérrez, est tout simplement et profondément… plate! L’essentiel de l’action repose sur l’enquête menée par les deux jeunes adultes; une enquête qu’on a déjà suivie auparavant, seulement cette fois à partir des nouvelles images retrouvées. Et la réalisation appuie très fort sur ces éléments, comme s’il s’agissait de grandes révélations. Pendant ce temps, Samara se fait plutôt timide et en plus des longueurs, le scénario frôle souvent la caricature. Pouvez-vous croire [mini divulgâcheur à suivre] qu’un étage secret du campus universitaire soit destiné à de la recherche expérimentale concernant la fameuse cassette? Assez risible. Et pourtant, il y avait quelques idées intéressantes à exploiter. Dans son dénouement, Rings pousse plus loin dans les origines de la petite fille damnée. Trop peu trop tard.

L’interprétation n’aide pas non plus la cause. Matilda Anna Ingrid Lutz (Summertime) est sur le pilote automatique dans son rôle de copine ingénue. Sa présence à l’écran est si peu charismatique que l’actrice ne réussit qu’à inspirer le bâillement. Les autres personnages que le couple croisera dans son périple ne sont malheureusement guère plus intéressants.

Il faut aussi dire qu’après Sadako vs. Kayako, qui tourne les deux populaires franchises à la farce, Samara n’a plus rien de bien menaçant. La pauvre aura beau se démener et sortir de n’importe quel écran (voyez les 3 premières minutes du film pour la voir sortir du poste de commandes d’un cockpit d’avion), plus personne ne bronche. Le J-Horreur est mort et enterré depuis bien longtemps. Souhaitons que Samara ne ressorte plus jamais de son puit.

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