[Critique] Sweet Home: des monstres au pouce carré

Note des lecteurs2 Notes
3.5
Note Horreur Québec

Amateurs de monstres et de chimères, ne cherchez pas plus loin: Sweet Home a tout pour vous plaire. La nouvelle série coréenne qui gicle de tout bord tout côté est arrivée en exclusivité chez Netflix juste avant les vacances des Fêtes et pourrait bien vous procurer un brin d’excitation en ce Noël en peu monotone.

Cha Hyeon-soo, un adolescent solitaire et renfermé, emménage dans un nouvel immeuble à logements. Son existence troublée sera encore plus bouleversée lorsqu’il découvrira que les habitants se transforment à tour de rôle en créatures monstrueuses et dangereuses. Avec une poignée de voisins, il devra maintenant tout faire pour survivre.

Sweet Home affiche sérieSweet Home est adapté d’un webtoon coréen et conserve franchement bien le style comic. La réalisation nous sert des images aux couleurs vives et ses effets spéciaux, en grande majorité numériques, n’optent pas pour un rendu réaliste, de sorte qu’on a parfois l’impression de regarder un dessin animé très sanglant. Les créateurs ont d’ailleurs pris leur pied à transposer ces dizaines de monstres à l’écran. Rarement aura-t-on retrouvé une si grande variété de créatures différentes sous un même toit: cadavre à l’oreille ultra-aiguisée, cyclope géant, humanoïde-araignée et encore, vous serez servis!

La série explore l’évolution de ce jeune homme suicidaire qui tentera de retrouver goût à la vie au coeur de cet univers post-apocalyptique pourtant sans espoir. Son cheminement se fera au sein de ce groupe de résidents sympathiques, devant unir leurs forces pour espérer s’en sortir. Comme le veut la tradition, une micro-société se forme au premier étage du bâtiment et nous faire encore la preuve que, bien souvent, l’humain est encore pire que le monstre. Une nouvelle donnée apporte néanmoins un brin de fraîcheur à l’affaire lorsqu’on découvre que certains «infectés» pourraient en effet contrôler leurs pulsions. Est-ce que les humains et les monstres pourraient éventuellement cohabiter?

On peut toutefois reprocher deux choses à la série. La première, c’est qu’elle devient plutôt répétitive à mi-chemin. Si les premiers épisodes amusent au fil des découvertes difformes et juteuses, la deuxième moitié de l’intrigue fait du surplace alors que Cha Hyeon-soo effectue ses besognes dangereuses et que la dynamique de groupe ne semble pas vraiment évoluer. Aussi, Sweet Home veut tellement nous divertir et éviter les temps morts qu’elle devient parfois un peu confuse. Le montage laisse de côté des scènes essentielles à la compréhension au profit des combats et autres explosions. Il s’agissait d’un flashback? On nous présente un nouveau personnage? Pas le temps d’en dire plus, cue à la prochaine scène d’action!

Laissez de côté les grandes idées au scénario et embrassez votre côté kitsch et enfantin; Sweet Home possède tout le charme d’une série B qui ne se prend pas trop au sérieux et n’a qu’une idée en tête: vous en mettre plein la vue.

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