[Critique] The Cleansing Hour: un exorcisme arrangé avec le gars des vues

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3.5
Note Horreur Québec

Certains ont peut-être eu la chance de voir la version court-métrage de The Cleansing Hour présentée lors de la soirée d’horreur 2018 de SPASM. Pleinement divertissant, le traitement original de cette histoire d’exorcisme maintes fois abordées offrait un résultat se démarquait du lot. Les fans du court ont maintenant droit à la version long-métrage, qui arrive en exclusivité aujourd’hui sur Shudder.

The Cleansing Hour affiche filmMax (Ryan Guzman, 9-1-1) et Drew (Kyle Gallner, The Haunting in Connecticut) ont trouvé le succès en dirigeant la seule émission Web diffusant des exorcismes en direct. Cependant, chaque épisode est un canular minutieusement mis en scène par les deux hommes et leur équipe. Alors qu’une actrice ne se présente pas pour personnifier une possédée, la femme de Drew, Lane (Alix Angelis, The Magnificent Seven) se porte volontaire. Les choses ne tourneront pas comme prévu et se frotter aux forces du mal aura des conséquences dramatiques.

Damien LeVeck nous propose un film de possession où le facteur plaisir est à son maximum. The Cleansing Hour ne réinvente pas la roue, mais le réalisateur joue très bien avec les codes du genre. Les spectateurs auront même droit à quelques petits clins-d’oeil de classiques de films de fantômes, dont le Poltergeist de Tobe Hopper. On se retrouve vite aspiré dans cet univers angoissant et complètement glauque où la tension s’installe lentement mais sûrement, et où le temps file à toute allure.

Quelques moments parviennent à bien nous dégoûter, comme des ongles arrachés ou un objet englouti au fond de la gorge. Également, les jumps scares sont parfois prévisible, mais cela n’enlève en rien au plaisir de cette bonne frousse orchestrée, qui crée des moments fort réussis. De plus, sans être digne d’une nomination aux Oscars, la distribution interprète avec beaucoup d’enthousiasme leurs rôles respectifs.

Les effets spéciaux numériques sont toutefois ce qui font le plus mal au film. Certaines de ces scènes ratées, comme les bêtes hallucinées par l’un des membres de l’équipe technique, font décrocher et baisser la tension d’un cran. Aussi, les motivations de notre démon sont un peu trop moralistes et on aurait souhaité quelque chose d’un peu plus diabolique et sournois.

The Cleansing Hour atteint quand même son but: divertir son public. Même si les fans du genre se retrouveront en terrain connu, on ne s’ennuie jamais. Le film de LeVeck réussit parfaitement sa transition du court au long-métrage.

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