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THE GUILTY: JAKE GYLLENHAAL as JOE BAYLER. CR: NETFLIX © 2021.

[Critique] The Guilty: remake inférieur avec un acteur supérieur

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3.5
Note Horreur Québec

The Guilty est peut-être la preuve ultime que tout remake, même inférieur à son modèle, ne mérite pas automatiquement d’être ignoré. La première mouture danoise de 2018, signée par Gustav Möller, était déjà parfaite et possédait une universalité qui n’imposait aucunement cette reprise. Jake Gyllenhaal s’est immédiatement procuré les droits après la sortie du film, et a décidé de nous étaler ses talents d’acteur.

Un opérateur de la centrale téléphonique 911 tente désespérément de venir en aide à une jeune femme qui vient de se faire kidnapper par son ex-mari.

The Guilty affiche film Netflix

The Guilty aborde un scénario excessivement similaire à celui du premier long-métrage. On est alors en droit de se questionner sur l’utilité de cette reprise, mais la bouder entièrement serait déplorable, puisqu’on greffe tout de même à l’intrigue certaines observations sur les forces de police américaines. Par ailleurs, on y a instauré dès l’ouverture un climat plutôt anxiogène en abordant la tragédie des incendies récents de la Californie, causant ici un asthme sévère au protagoniste à cause de l’air vicié des environs. Projeté sur les écrans géants du centre d’appels, cet embrasement d’arbres crée une sorte de désillusion sociale moins présente au Danemark.

Comme ce fut le cas pour la première version, les développements imaginatifs de l’intrigue grimpent lentement en un crescendo tentant de déjouer les attentes du spectateur. Plusieurs thèmes intéressants sont agrippés au passage, comme la violence conjugale, la dépression et la rédemption. La psychologie qui en en découle demeure fort adroite.

Le cinéaste Antoine Fuqua (Training Day, The Equalizer) semble avoir choisi le projet idéal pendant la pandémie, puisque l’ensemble ne se déroule qu’en un seul lieu et que la plupart des péripéties nous sont transmises par des voix au téléphone. Sans égaler le travail précédent Gustav Möller, Fuqua offre une solide réalisation.

Cela dit, l’atout numéro un du long-métrage demeure la performance brute, énergique et raffinée de Jake Gyllenhaal qui, disons-le, nous semble plus humain que l’était le pourtant excellent Jakob Cedergren. Dans le rôle de cet ancien flic destitué de ses fonctions et recyclé en répartiteur aux urgences, l’acteur livre l’une de ses meilleures prestations en carrière. Si son metteur en scène abuse par moments de gros plans pour magnifier les émotions, la vigueur et les ébranlements de l’acteur savent le faire pardonner.

En bout de ligne, nous héritons d’un film un peu moins virulent que son modèle, mais dont l’interprète principal nous touche davantage.

The Guilty est projeté dans quelques salles au Québec dès le 24 septembre, et arrive sur Netflix le 1er octobre.

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