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[Critique] The Shed: le cabanon du vampire

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Note Horreur Québec

Stan et Dommer sont deux adolescents qui n’ont vraiment pas la vie facile: l’un est orphelin et vit avec son grand-père qui le méprise, l’autre se fait intimider et battre pas des voyous de son école. Leurs vies prennent un tournant encore plus sombre lorsque Stan découvre qu’un chasseur fraîchement mordu par un vampire s’est réfugié dans son cabanon pour échapper au soleil. Stan tentera tant bien que mal de neutraliser la créature, tandis que Dommer, lui, voit un opportunité de se débarrasser de ses ennemis. Auront-ils le dernier mot sur la créature au dents longues?

The Shed est le deuxième long-métrage du réalisateur-scénariste Frank Sabatella, après Bloody Night: The Legend of Mary Hatchet (2009). Prenant place dans un petit village des États-Unis, quelque part dans les années 90, le film a tous les ingrédients qui s’apparentent à une comédie d’horreur: une introduction on ne peut plus simple, des personnages clichés et de l’hémoglobine à peu de frais. Mais il n’en n’est rien: le ton ne bascule jamais dans l’absurde. Au contraire, on parle ici d’un scénario où le vampire sert de prétexte pour aborder les thèmes de l’intimidation et du passage vers l’âge adulte.

The Shed affiche film

Si le récit lui-même n’offre pas beaucoup d’extravagance, il a néanmoins le mérite d’aller droit au but. On utilise les clichés à bon escient pour s’assurer de nous garder bien près des protagonistes, dont le mal de vivre fait écho à une réalité dans laquelle le spectateur se laisse prendre facilement.

Les prestations de Jay Jay Warren (Day of Reckoning) et Cody Kostro (All the Little Things We Kill), respectivement Stan et Dommer — qui se prononce comme le tueur en série — sont ancrés dans un réalisme poignant, particulièrement chez ce dernier lorsque son personnage frôle la névrose. Il faut également ajouter une mention honorable à Roxy, l’amie de coeur de Stan, interprétée par Sofia Happonen.

Un retour aux sources

L’attrait principal du film se retrouve dans la mise en scène de la créature. Le réalisateur s’évertue à bâtir un climat de tension sans avoir recours à des effets spéciaux qui détonnent à l’écran. Interprété par Frank Whaley (Broken Arrow, Pulp Fiction), le vampire n’a rien de sexy ou d’envoûtant. la vision de Sabatella n’est rien de moins qu’un hommage au célèbre Nosferatu, avec la pâleur du cadavre, les crocs acérés jaunâtres et les yeux rouges globuleux, qui rappellent également les maquillages de The Lost Boys et Fright Night.

Hélas, si les deux premiers tiers du film sont assez efficaces, le troisième acte offre une confrontation avec le vampire comme on en a vu à maintes reprises, avec la petite scène de préparation où on placarde les fenêtres et on aiguise des pieux.

En conclusion, The Shed ne réinvente pas la roue, mais apporte toutefois quelques frissons de nouveauté à la sauce des films de vampires classiques, et mérite aisément sa place sur Shudder en tant que bon divertissement.

The Shed arrive en exclusivité sur Shudder Canada le 27 août.

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