[Critique] Vampires: une croquée de morosité

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2.5
Note Horreur Québec

Doina (Oulaya Amamra), une adolescente de dix-sept ans prise avec de nouveaux pouvoirs émergents, essaie de survivre à sa famille trouble alors qu’elle est poursuivie par une communauté secrète de vampires. Après Buffy the Vampire Slayer, True Blood, The Vampire Diaries et plusieurs autres, c’est maintenant à nos cousins Français de nous offrir leur série télé vampirique. Les créateurs Benjamin Dupas et Isaure Pisani-Ferry nous arrivent donc avec la leur tout simplement intitulée Vampires, disponible en six épisodes via la plateforme Netflix depuis le 20 mars dernier.

Vampires affiche NetflixDébutant très lentement, on nous présente les personnages qui graviteront autour de nos deux protagonistes féminins centraux. L’intrigue qui prend beaucoup trop de temps à se développer ne réussit pas à réellement accrocher et tenir en haleine avant les dernières secondes du quatrième épisode. Quelques visages complètement inutiles à l’histoire, des décisions douteuses de la part de d’autres, Vampires met en scène plusieurs acteurs superflus interprétés par une distribution terriblement inégale.

Alors que Suzanne Clément (Laurence Anyways) impressionne dans le rôle de la matriarche et que Oulaya Amamra (L’adieu à la nuit) livre la marchandise dans la peau de Doina, on se demande comment certains autres acteurs en sont arrivés là. À commencer par l’acteur Dylan Robert (Battle Bordel) sous les traits de Nacer, complètement morne, effacé et sans vie. Aliocha Schneider (Ville-Marie) et Kate Moran (Un couteau dans le coeur) s’ajoutent, quand à eux, aux bons coups du générique.

Vampires Netflix

Partagée entre les réalisateurs Vladimir de Fontenay et Marie Monge, la mise en scène est souvent coquette, joliment colorée et adéquate pour le sujet. Quelques choix artistiques dont certaines coupures soudaines, rappelant la «vieille façon» de faire le la télé, peuvent laisser le spectateur perplexe. Par contre, la musique de Jerôme Echenoz (Tomboy) et Arthur Simonini (Portrait de la jeune fille en feu) est tout à fait magnifique, créant une atmosphère inquiétante aux images déjà très belles.

Même si elle se laisse quand même aisément dévorer malgré ses nombreux défauts et qu’elle soit parsemée de plusieurs bons moments de tension et d’une fin tout de même satisfaisante, nous en arrivons à la conclusion que Vampires aurait pu être nettement mieux et que son manque cruel d’audace aura eu raison de son manque scandaleux de mordant.