Critique: We Go On

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Il est toujours intéressant de découvrir des films à petit budget qui ne bénéficient pas d’une grosse campagne de publicité. Souvent, ceux-ci proposent autre chose que ce à quoi nous sommes habitués de voir au grand écran. Présenté à Fantasia l’été dernier, We Go On, le film des réalisateurs Jesse Holland et Andy Mitton (même duo que pour YellowBrickRoad) est maintenant disponible en exclusivité sur Shudder Canada.

Miles Grissom (Clark Freeman, YellowBrickRoad) a plusieurs phobies, mais sa peur de la mort est de loin sa plus intense. Il en est tellement obsédé qu’il est prêt à payer 30 000$ à quiconque lui prouverait qu’il y a une vie après la mort. Dans la tonne de messages bidons reçus, il y en a quatre qui attirent son attention: celui d’un scientifique, d’une médium, d’un entrepreneur ainsi qu’un mystérieux appel sur son cellulaire. Avec l’aide de sa mère protectrice (Annette O’toole, It), Miles s’aventure dans une quête fantomatique afin de trouver les réponses qui le hantent depuis longtemps.

Il ne faut pas s’attendre à être terrifié avec We Go On. Le scénario s’efforce de proposer à l’amateur de surnaturel quelque chose de différent, qui pousse à la réflexion, tout en demeurant divertissant. Les coréalisateurs offrent tout de même quelques moments de frayeur réussis, particulièrement lorsque Miles visite une vieille bâtisse désaffectée. L’effet de surprise est très efficace!

Cependant, la force du film réside dans la relation mère-fils dépeinte de manière réaliste, remplie de compassion et, surtout, de respect. La mère de Miles reste très septique et protectrice envers son garçon, mais en même temps, ne fera jamais place aux jugements lors de leur périple. Le personnage de O’toole aurait facilement pu être celle d’une maman bornée et pleine de préjugés, mais les scénaristes ont su intelligemment éviter ces clichés.

Le long-métrage demeure toutefois imparfait. La finale, quoiqu’inattendue, semble précipité et n’est pas du même calibre que l’ensemble. We Go On aurait bénéficié d’une bonne quinzaine de minutes supplémentaires pour bien achever cette thèse sur la vie après la mort.

L’oeuvre des réalisateurs Holland et Milton n’a pas tout à fait la même profondeur ou la sensibilité qu’un Anguish de Sonny Mallhi — fortement recommandé —, qui abordait des thèmes similaires. Il n’en demeure pas moins divertissant et l’effort de proposer quelque chose de différent est des plus louables.