matthew modine charlotte vega wrong turn 01 700x400 1 7e9676b8 5d41 eb11 a9d2 0edcbcd33718

[Critique] Wrong Turn (2021): où sont les monstres tant aimés?

Note des lecteurs6 Notes
2.5
Note Horreur Québec

Un groupe d’amis qui part pour une randonnée en forêt en Virginie-Occidentale tombe sur une communauté de cannibales.

Le voilà enfin, ce nouveau Wrong Turn (Détour mortel), en vidéo sur demande et DVD mardi. Ayant touché un peu le fond du baril avec le dernier épisode de la franchise originale, autant en recettes qu’en qualité, le studio Fox a préféré nous offrir un reboot qu’une autre suite.

Le scénariste du film original, Alan McElroy, a été engagé pour repenser le concept. Si vous étiez l’un des fans de cette série, il vous faudra immédiatement faire un deuil de ces montagnards difformes et de leur camionnette dégueulasse où ils avaient l’habitude d’entasser des cadavres. Il faut comprendre que cette fois, le magicien Stan Winston n’est pas lié au projet pour y insuffler un côté retro et nostalgique des survivals des années 1970 et 1980. McElroy, en revanche, semble avoir raffolé de Midsommar, dont il tire une flagrante inspiration. Cependant, n’est pas Ari Aster qui veut, et toutes les actrices n’ont pas le charisme sans failles de Florence Pugh.

Wrong Turn 2021 affiche filmSi le premier segment du film jongle avec les chasses à l’homme en forêt des premiers films, la révélation des vilains ouvre le portail d’un nouveau jeu. Le plus gros bémol est peut-être qu’ils ne sont pas effrayants. L’incursion dans cette commune livre des développements plus artificiels, où certaines longueurs surgissent. Heureux qu’on nous offre un dénouement audacieux, pourtant peu plausible.

Là où les outrances gratuites de la série originale assumaient l’étampe de série B, il faut bien admettre que le mandat plus pondéré écrase ici cette idée de plaisir léger et cathartique, sans toutefois avoir l’étoffe d’une œuvre majeure.

Mais cette relecture n’est pas complètement sans intérêt. On tente un tantinet de moderniser les archétypes qui dessinent habituellement les jeunes évoluant dans ces intrigues. Le personnage principal est une fille plus dégourdie qu’à l’habitude, et on propose un couple homosexuel moins stéréotypé que le fait souvent ce type de productions.

La mise en scène de Mike P. Nelson (The Domestics) est compétente. Plusieurs passages sanglants sont efficaces et on ressent, si minimale soit-elle, une vraie direction d’acteurs. Dans le rôle de l’héroïne, Charlotte Vega (The Lodgers) offre une prestation plus que satisfaisante.

Si vous étiez parmi les amateurs de la franchise originale, vous vous sentirez toutefois un peu trahis et serez certainement nostalgiques de cette bonne vieille époque.

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Horreur Québec
?
Ce site Web récolte de l'information via Google Analytics. Cliquez ici pour vous exclure.
×