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Le légendaire Tobe Hooper est décédé samedi le 26 août à l’âge de 74 ans. Les causes de son décès sont inconnues, pour le moment. Ce que nous savons, en revanche, c’est qu’il manquera à des milliers de fans à travers le monde. J’ai eu la chance de rencontrer Tobe à plusieurs reprises. Le cinéaste m’a même demandé ma place dans la salle obscur du cinéma Bloor de Toronto, parce qu’il souhaitait être assis au fond du cinéma. Je lui ai donné avec plaisir et je me suis glissé dans la rangée d’en avant. Cependant, je n’osais plus respirer durant la projection de The Texas Chain Saw Massacre; Tobe Hooper se trouvait derrière moi.

Quand on allait discuter avec lui, Hooper était excessivement modeste et semblait même un tantinet mal à l’aise quand on lui exprimait notre admiration. Quand je lui ai parlé de la qualité de son chef d’œuvre de 1974, il s’est empressé de m’expliquer le travail qu’avait mis l’acteur Gunnar Hansen à étudier les déficiences intellectuelles pour pouvoir offrir un Leatherface nuancé. Il délaissait son majestueux travail de réalisation pour donner le mérite aux autres.

Si vous êtes dans une tranche d’âge similaire à la mienne, vous vous souvenez sans doute avoir erré dans la section horreur de votre club vidéo et d’avoir vu l’une des deux jaquettes répandues d’un certain The Texas Chain Saw Massacre. Je me souviens que la seule vision de la pochette de la compagnie Triangle, montrant un Leatherface qui court devant les yeux de Sally Hardesty, en arrière-plan, terrorisait les jeunes de mon entourage. Le visionnement de ce trésor a complètement changé ma vie et pour la simple raison que j’avais goûté à ce plaisir poisseux, viscéral et brut, dorénavant, je tenterais à jamais d’aller rechercher cette même émotion, en cherchant des films encore plus extrêmes.

Même s’il contient plusieurs manies de Spielberg, qui aurait (selon la rumeur) réalisé une grande partie de Poltergeist, la touche de Tobe Hooper se présente trop souvent dans le film pour nier son implication.

Depuis quelques années, ses films Eaten Alive, Life Force, The Funhouse et Invaders from Mars ont obtenus un regain de popularité et il est apaisant de constater que le réalisateur a eu la chance d’être témoin de la fascination qu’ont engendré plusieurs de ses films des décennies après leur sorties. C’est un peu la même chose avec Salem’s Lot qui reste, pour moi, l’une des meilleures adaptation de Stephen King, même si elle était destinée au petit écran.

Si vous êtes friands de vrais films d’horreur, je présume que Tobe Hooper fait partie de vos vies depuis un long moment. Il ne reste qu’à lui dire un grand merci, et à savourer plus que jamais l’héritage qu’il nous a laissé.

En voici quelques fragments:

The Toolbox Murder (2004)

The Mangler (1996)

The Texas Chainsaw Massacre 2 (1986)

Invaders From Mars (1986)

Lifeforce (1985)

Poltergeist (1982)

The Funhouse (1981)

Salem’s Lot (1979)

Eaten Alive (1976)

The Texas Chain Saw Massacre (1974)

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