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[Fantasia 2017] Super Dark Times: la perte de l'innocence
8.5Note Finale
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Dans une petite banlieue durant les années 90, Josh (Charlie Tahan, Gotham) et Zach (Owen Campbell, The Americans) sont de très bons amis à l’école secondaire. Ils passent beaucoup de temps ensemble, parlent des filles et discutent de superhéros. Les deux comparses étaient loin de se douter qu’un évènement tragique allait les bouleverser à tout jamais. Les adolescents feront de leur mieux pour vivre avec ce terrible secret qui aura des impacts différents sur leur vie.

Moins on en sait et mieux c’est. La première réalisation de Kevin Phillips se révèle être une agréable surprise. L’histoire de Ben Collins et de Luke Piotrowski, deux des scénaristes de Siren, est en grande partie responsable de son succès. Super Dark Times débute avec des airs de comédie, rappelant le film de 1986 Stand by Me. L’humour y est intelligent, parfois vulgaire, mais toujours drôle. Les auteurs dépeignent de manière réaliste l’adolescence à travers l’amitié, les amours et la perte de l’innocence. Ils évitent les pièges des clichés qu’on a trop souvent l’habitude de nous servir. Chacun pourra facilement s’identifier à l’un de ces aspects et c’est ce qui rend les personnages attachants. La direction artistique a su recréer à merveille les années 90, qui rendront nostalgiques tous ceux ayant grandi durant cette époque. La musique contribue beaucoup également.

Le film de Phillips change de ton lorsque l’élément déclencheur survient. Le scénario devient carrément sombre et se transforme en un thriller inquiétant. Il offre quelques moments troublants, un peu surréaliste, qui confèrent un aspect glauque à l’ambiance. La scène où Zach rêve d’une relation sexuelle dans les bois en est un exemple parfait. Le réalisateur ne tente jamais d’atténuer ou de cacher la violence. Ici, elle est totalement assumée. La finale le prouve. On ne peut passer sous silence la solide performance des deux acteurs principaux. Leur jeu est d’un naturel désarmant.

Bien que le déroulement devienne légèrement prévisible plus on se rapproche de la fin, ceci ne gâche en rien l’expérience de visionnement. Super Dark Times n’a pas la prétention de réinventer la roue. Par contre, Kevin Phillips démontre un réel talent à raconter une histoire qui restera longtemps gravée en nous.

Consultez notre couverture Fantasia 2017!

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