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[Fantasia 2018] Dans la brume: un nuage sur Paris
6.8Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)
6.3

Quatorze ans après La peau blanche, le cinéaste québécois Daniel Roby est de retour au cinéma de genre avec Dans la brume, une production française (co-produite minoritairement avec le Québec) qui plonge Paris dans un épais brouillard ocre. Paru en France en avril dernier, c’est une director’s cut expressément conçue pour le marché d’ici qu’on a pu voir en ouverture du Festival Fantasia.

Une petite famille se retrouve donc plongée dans un dilemme peu banal suite à un tremblement de terre qui fait émerger cette mystérieuse brume des sous-terrains de la ville. Ceux qui veulent survivre doivent se réfugier en hauteur puisque le nuage mortel atteint rapidement les toits des immeubles. Mais Sarah, la fille de Mathieu (Romain Duris, L’auberge espagnole) et Anna (Olga Kurylenko, Oblivion), est atteinte d’une maladie rare qui la confine dans une bulle à l’environnement contrôlé et se retrouve encore plus isolée qu’à l’habitude.

À mi-chemin entre le film de catastrophe hollywoodien et le cinéma d’auteur indépendant, Dans la brume n’est pas ce film d’action tonitruant à la Twister ou The Day After Tomorrow. La boucane plonge en fait Paris dans un calme surréaliste — des prises de vue aériennes de la ville lumière ensevelie sont d’ailleurs à couper le souffle, bravo aux effets spéciaux! — et les parents de Sarah, réfugiés chez les voisins du dessus, doivent user de stratégie pour espérer sauver leur fille. Même la trame sonore se fait plutôt discrète pour laisser place à la respiration des personnages entre autres, qui devient plutôt importante ici. Un choix judicieux.

La production aurait toutefois gagné à miser sur davantage de subtilité. Certains dialogues viennent souligner les thèmes abordés au crayon feutre et d’autres éléments de la mise en scène semblent trop évidents. À l’inverse, des choix au montage nous empêchent de bien saisir la relation du couple, qu’on finit par deviner séparé, et l’explication quant à la condition de Sarah arrive plutôt tard dans le récit. Malgré son casting de choix, l’interprétation est plutôt inégale, surtout chez la jeune actrice qui finit par agacer. Le couple de voisins réussit toutefois à toucher, malgré un clin d’œil (voulu?) à une scène iconique d’un certain film de James Cameron.

Bien qu’on saisisse bien où le scénario nous emmène, la conclusion (québécoise, différente de celle qu’ont pu voir les Français) propose un punch agréable, qui fait sourire sans toutefois nous jeter par terre.

Dans la brume prend l’affiche en salle le 10 août prochain.

Consultez notre couverture Fantasia 2018

 

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