[Je me souviens] Pinup Dolls on Ice: nudité frontale et nécrophilie

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Engagées par une amie pour performer sur la scène d’un camping, les membres d’une troupe de stripteaseuses sont traquées par un psychopathe nécrophile. Tout porte à croire qu’il s’agit du sadique responsable du massacre d’une équipe de soccer féminine dans une station-service.

Aimer ou non les slashers, là est la question. Nous sommes face ici à un petit film d’exploitation qui ne revendique aucunement de repenser la condition humaine. Si vous êtes de ceux qui revoient en boucle les Friday the 13th ou qui savourent les Sleepaway Camp, peut-être serait-il sage pour vous de bien lire les lignes qui suivront puisqu’elles aborderont un petit trésor méconnu.

Pinup Dolls on Ice est ce genre de pépite que l’on trouve dans les coffres du cinéma indépendant et qui n’a aucunement eu la visibilité méritée. Une série de slashers moins bien troussés ont rapporté des millions et sont devenus des classiques. Bien sûr, le scénario de cette suite de Bikini Girls on Ice ne vole pas bien plus haut, mais a le mérite de présenter une certaine complicité féminine qui balance les excès misogynes du meurtrier. On offre également aux fans certaines explications concernant ses lubies. Cela dit, les personnages n’ont comme seule utilité que d’être passés à la moulinette, après nous avoir exposé leurs corps avantagés. La violence, le trash et la nudité se veulent absolument gratuite, mais c’est ce que recherchent les fans de slashers.

Pinup dolls on ice affiche filmSans atteindre certains chef-d’œuvres indépendants comme Halloween ou A Nightmare on Elm Street, on parle tout de même d’un film qui a de la gueule. Délaissant certains angles plus amateurs du premier, le réalisateur montréalais Geoff Klein corrige merveilleusement bien certains petits accrocs de son premier film et il a de l’aide cette fois. En effet, une collaboratrice acharnée saura l’épauler: sa co-réalisatrice et productrice Melissa Mira ne fera pas que tenir un rôle dans le film, mais ira jusqu’à s’improviser maquilleuse pour combler le manque de budget. Cet acharnement se ressent dans la facture visuelle du long-métrage. Quand on pense que Pinup Dolls on Ice a été autofinancé par Klein et Mira, il y a tout de même place à être épaté un tantinet.

Jouant beaucoup avec les contrastes des couleurs, la très belle cinématographie signée en grande partie par Jean-Claude Leblanc (Cauchemar capitonné) impose un style à ce petit série B. Contrairement au premier chapitre où les meurtres manquaient d’originalité et d’hémoglobine, le cinéaste semble prendre un grand plaisir à doubler la dose.

Malgré le registre peu élaboré qu’on peut percevoir de leur jeu face à des rôles plus accessoires, les acteurs sont également mieux dirigés cette fois. Reprenant le rôle du désaxé, et dominant l’ensemble de ses partenaires, l’acteur William Jarand compose un croque-mitaine terrifiant.

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