[Kritique] Mortal Kombat (2021): Korrect

Note des lecteurs1 Note
2.5
Note Horreur Québec

Après de multiples reports, Mortal Kombat de Simon McQuoid arrive enfin sur nos écrans pandémiques. Avec les attentes énormes des fans de la saga des studios NetherRealm et une première bande-annonce qui a divisé, le film débarque certainement avec du vent dans le visage. Est-ce la katastrophe redoutée?

Après une attaque mystérieuse orchestrée sur sa famille par Sub-Zero (Joe Taslim), Cole (Lewis Tan) se fait recruter par Jax (Mehcad Brooks) et Sonya Blade (Jessica McNamee) pour participer à un tournoi d’art martiaux mythique où devra se jouer le destin de la planète. Ils seront accompagnés de Kano (Josh Lawson) pour retrouver Raiden (Tadanobu Asano) ainsi que ses disciples Liu Kang (Ludi Lin) et Kung Lao (Max Huang). Ensemble, ils devront affronter Shang Tsung (Chin Han) et son armée constituée de Goro, Mileena (Sisi Stringer), Nitara (Mel Jarnson), Reiko (Nathan Jones) et Kabal (Daniel Nelson), qui veulent envahir la terre.

Mortal Kombat 2021 affiche filmCe résumé est un brin confus? Vous vous demandez quelle est la personnalité de ces personnages et quels sont les liens qui les unis? Commencez par le premier Mortal Kombat et rendez-vous jusqu’à Deadly Alliance minimum pour en avoir une idée. Si vous n’êtes pas trop portés par le rétro, vous pouvez jouer à partir de Mortal Kombat 9, qui agit un peu comme un «soft reboot» à la franchise, même si vous allez peut-être vous perdre un peu en n’ayant pas joué à Armageddon avant. L’important est de ne pas trop compter sur le film pour vous présenter son casting. Le seul échappant à cette règle étant Cole, nouveau personnage, mais son développement reste en surface quand même, rassurez-vous.

Là où la plupart des adaptations de jeux vidéo font le choix de se présenter comme une porte d’entrée vers leurs matériaux de base, Mortal Kombat prend la décision d’embrasser complètement le fait d’être une des franchises les plus connues du monde et ne se barde pas avec ça. C’est une décision qui peut se défendre, surtout considérant qu’il s’agit d’une saga de jeux de combat et que ces derniers sont généralement peu reconnus pour la qualité de leur scénario. Mais il s’agit de Mortal Kombat ici, la franchise qui se présente avec la maxime «came for the gore, stayed for the lore». Au moins, la première partie du dicton est respectée.

Mortal Kombat film

En effet, s’il faut accorder un bon point au long-métrage de McQuoid, c’est sa capacité à éblouir avec des séquences d’action qui, sans atteindre l’absurdité de la plupart des jeux récents, sont tout de même bien menées dans leur côté grand-guignol. Les dits «kombats» sont bien tournés pour la plupart et surtout, ils sont riches en «easter eggs» pour les fans. On nous ressort les «fatality», «flawless victory» et autres «get over here» si chers à la saga. Ces éléments feront clairement plaisir aux amateurs de la série, seul public qui appréciera probablement vraiment le film. Cela dit, même eux pourront être déçus de ne pas en voir plus. Pour l’auteur de ces lignes qui a l’habitude de «main» Johnny Cage et Sonya Blade, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et que dire des fans de Liu Kang, protagoniste historique des jeux, qui fait ici presque de la figuration.

Bref, si les cinémas sont fermés dans votre coin, vous avez mille autres manières de mieux dépenser les 25 dollars que coûte la location de long-métrage. Vous pouvez vous prendre une passe pour les Rendez-vous Québec Cinéma qui s’en viennent, acheter le prochain livre d’Yvan Godbout, vous chopper Mortal Kombat X sur Steam ou encore mieux donner à un organisme qui vous tient à cœur. Ce n’est pas un kataclysme ni une kalamité, mais ce n’est klairement pas un futur klassique qui mérite votre kash.

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