[Le meilleur de l’horreur 2019] Les choix de Pat Houle

Tout comme l’an dernier, 2019 n’a pas été une grosse année cinéma d’horreur pour moi. Peu d’excellents films, quelques bons et énormément de mauvais se sont retrouvés dans ma liste. Malgré plusieurs grosses déceptions comme It: Chapter Two, Doctor Sleep, Us et l’horrible Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, plusieurs autres auraient pu, tant qu’à eux, se retrouver dans mes bons coups; comme le documentaire Horror Noire, The Nightingale et même le sympathique Ma. Puisqu’il fallait trancher, voici les dix titres (ainsi que mon coup de gueule) qui m’ont charmé, diverti ou fortement impressionné depuis les douze derniers mois.

10- The Wind d’Emma Tammi

Tout comme le brouillard de John Carpenter l’avait fait, le vent d’Emma Tammi a su apporter un peu de fraîcheur (et de terreur) dans cette année fructueuse en remakes, reboots et suites de ce monde. Un court film qui va droit au but, joliment réalisé et porté par les excellents Caitlin Gerard (Insidious: The Last Key) et Ashley Zukerman.

The Wind

9- Greta de Neil Jordan

Le réalisateur de In Dreams et Interview with the Vampire nous a offert un beau morceau de nostalgie avec ce nouveau thriller tout droit sorti des années 90. Plus amusant que terrifiant, c’est surtout pour son trio d’actrices composé d’Isabelle Huppert (8 femmes), Chloë Grace Moretz (Suspiria) et Maika Monroe (It Follows) qu’il vaut le visionnement. À prendre au second degré.

Greta

8- Annabelle Comes Home de Gary Dauberman

J’ai tant aimé Annabelle: Creation que je redoutais un peu ce nouveau film de la saga Conjuring. J’ai finalement été bien servi avec cet épisode assez satisfaisant de la poupée diabolique, surtout grâce à son ambiance parfaitement glauque, plusieurs émotions fortes et ses personnages attachants interprétés avec conviction; notamment par la jeune Mckenna Grace (Ghostbusters: Afterlife).

Annabelle Comes Home

7- The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch

Réjouissante satire de notre société de surconsommation où le dit consommateur est dépeint comme rien de moins qu’un zombie, la comédie d’horreur de Jim Jarmusch (Only Lovers Left Alive) n’a peut-être pas fait l’unanimité, mais a entièrement fonctionné de mon côté. Et comment résister à Bill Murray (Zombieland: Double Tap), Adam Driver (Star Wars: The Rise of Skywalker) et Chloë Sevigny (Lizzie) en trio de policiers dégénérés?

6- Daniel Isn’t Real d’Adam Egypt Mortimer

Le réalisateur de Some Kind of Hate nous est revenu avec une belle surprise, présentée à Fantasia en juillet dernier. Un genre de Drop Dead Fred pour adultes qui tourne rapidement au cauchemar alors qu’un jeune homme tourmenté essaie tant bien que mal de se débarrasser de son ami imaginaire qu’il s’est créé durant son enfance trouble. L’excellent Miles Robbins (Halloween) et le dérangeant Patrick Schwarzenegger (Scouts Guide to the Zombie Apocalypse) forment un duo infernal aux côtés de la non moins fantastique Mary Stuart Masterson (Fried Green Tomatoes).

Daniel Isn't Real

5- Ready or Not de Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillett

La preuve qu’on peut encore faire de bons films avec un scénario original! Parfois angoissant, souvent violent et accompagné d’une dose parfaite d’humour mordant, Ready or Not fait partie des belles découvertes de l’année où Samara Weaving (The Babysitter) continue d’éblouir en dominant la distribution par son jeu dynamique et séduisant.

Ready Or Not

4- Midsommar (version allongée du réalisateur) d’Ari Aster

J’avais bien aimé la version présentée en salle, mais j’étais tout de même resté sur ma faim. Le Director’s Cut d’Ari Aster (Hereditary) de vingt-deux minutes additionnelles (pour un total de 2 heures 50 minutes) apporte quelques changements plutôt considérables; ce qui arrive très rarement avec ces montages allongés. Tout ce qui semblait précipité fait ici beaucoup plus de sens. Sans être plus violent, le récit tient beaucoup mieux la route; ce qui aide à comprendre davantage les motivations des personnages en plus d’être un brin plus tordu. On ne peut également passer sous silence la vigoureuse performance de l’excellente Florence Pugh (Black Widow) qui tient le film à elle seule. Pour ces raisons, Midsommar monte drastiquement de position et cette version est définitivement celle à regarder!

3- Knives Out de Rian Johnson

Pastiche admirablement bien tissée, ce nouveau «meurtre et mystère» est à la hauteur de sa réputation! Une comédie macabre totalement intelligente, colorée et finement aiguisée mettant en scène une brochettes d’acteurs accomplis dans la peau de personnages les plus loufoques les uns que les autres, où Ana de Armas (Knock Knock), Jamie Lee Curtis (Halloween: Resurrection) et Toni Collette (Velvet Buzzsaw) se démarquent vivement!

Knives Out

2- Répertoire des villes disparues de Denis Côté

Mystérieux, touchant, drôle et angoissant, le septième long-métrage du réalisateur de Vic + Flo ont vu un ours nous a offert, cette année, une solide et captivante histoire de fantômes. Tourné en 16mm, l’image granuleuse ajoute, aux décors hivernaux, une toute autre ambiance glaciale et souvent mélancolique. Les fanatiques d’étrange trouveront leur compte dans ce drame fantastique et ses lieux hantés, raconté de façon unique et souvent poétique où les actrices Diane Lavallée (20h17 rue Darling) et Josée Deschênes (Secret de banlieue) sortent du lot. Un incontournable!

1- The Lighthouse de Robert Eggers

Énorme coup de cœur pour ce bonbon noir et blanc du réalisateur de The VVitch jouant parfaitement avec les codes de l’horreur et du cinéma muet. On reconnaît Griffith et Bergman, mais surtout Murnau à maintes reprises tout au long de cette histoire complètement imprévisible et mise en scène d’astucieuse façon (et dans un joli 4:3), accompagnée de l’obsédante musique de Mark Korven. Robert Pattinson (Good Time) est impeccable, tout comme son partenaire Willem Dafoe (Death Note), une fois de plus, complètement habité par son personnage allant jusqu’à rappeler Lon Chaney, Jr. du Wolfman de 1941 grâce au superbe jeu d’ombres et de lumières parfaitement maîtrisé par Eggers. Le must de 2019!

The Lighthouse

Mon coup de gueule!

Child’s Play de Lars Klevberg

Plusieurs mauvais films ont vu le jour en 2019 et le choix était assez difficile, mais je me suis arrêté sur cette nouvelle version sans saveur de Child’s Play. Digne d’un téléfilm de série B et dépourvu de style, cette pâle copie du classique de 1988 est sans surprise, ni frisson. En plus d’une finale qui tombe rapidement à plat, les brèves scènes de meurtres sont d’une rare platitude, le scénario est d’une extrême minceur et, disons-le, la poupée est d’une laideur sans pareil. Même la performance vocale du pourtant talentueux Mark Hamill (Star Wars) s’avère ici plutôt grotesque. Bref, un film des plus futiles alors que la franchise originale est toujours bel et bien vivante. Aux oubliettes!

Child's Play

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