Non, février n’a pas pas eu raison de nous et nos suggestions du staff sont de retour pour vous inspirer en ces dernières semaines de froid. Consultez d’ailleurs celles de janvier si elle vous ont filé sous le nez.

Voyez ce qui a retenu l’attention de notre équipe de rédacteurs côté nouveautés, classiques, séries, BD et même podcasts dans les derniers jours:


Élise Lucie Henripin

Color Out of Space (2019) de Richard Stanley

Les nouvelles de Lovecraft, dont celle dont s’inspire ce film, mettent souvent en scène des personnages témoins d’atrocités si inconcevables qu’on ne peut les décrire. Comment montrer l’immontrable au grand écran? Fort de l’impeccable cinématographie de son adaptation, Richard Stanley ajoute une angoissante proximité à l’horreur cosmique en suivant le délire d’une famille terrorisée par une menace qui les dépasse. La beauté de la nature baignée de violet s’oppose à la laideur et à la violence qui prend place dans la maison, où les personnages de Color Out of Space cherchent refuge. Malheureusement, Nicolas Cage souffre de son statut de phénomène culturel. Les spectateurs de la projection à laquelle j’ai assisté accueillaient presque chaque réplique de l’acteur culte (qu’on voit d’ailleurs plus souvent sur des memes et des GIF qu’au cinéma) avec un éclat de rire, même aux moments les moins appropriés. Oui, ses tics et ses tirades font sourire, mais Cage est de cette race d’acteurs nés pour incarner la folie, susciter les malaises et embrasser le grotesque avec une admirable générosité.

Color Out of Space arrivait en format Blu-ray et DVD le 25 février dernier.


Jason Paré

Brat Pack (1990-1991) de Rick Veitch, Délirium

Brat Pack BDLa BD Brat Pack fête ses trente ans cette année! Elle fait partie de la Sainte-Trinité bédéesque des années 80 avec Watchmen et The Dark Knight Returns. Son auteur Rick Veitch a eu l’idée de cette histoire lorsque DC Comics a fait un sondage à la radio pour savoir si les gens souhaitaient que Robin survive ou se fasse tuer. Finalement, les auditeurs ont voté pour qu’il meure. Le Brat Pack désigne les sidekicks des super-héros costumés de la ville imaginaire de Slumburg. Grâce à ces super-héros et leurs jeunes coéquipiers, la ville a été quasiment pacifiée jusqu’au jour où le méchant Doc Blasphemy massacre le Brat Pack dans un attentat à la bombe. Trash et subversif, Brat Pack aborde plein de sujets sensibles que ce soit les abus sexuels, les chirurgies plastiques, les stéroïdes, le capitalisme et le fascisme. C’est un peu Les 120 Journées de Sodome des héros en collants et malgré ses trois décennies, cette BD est plus actuelle que jamais. Personnellement, j’ai beaucoup aimé ma lecture et je vous la conseille fortement, que vous soyez des amateurs de super-héros ou pas. Brat Pack est disponible en français chez l’éditeur Délirium depuis mai 2019.


Pat Houle

Skinner (1993) de Ivan Nagy

Ce mois-ci, un ami m’a gentiment offert le Blu-ray d’un film plutôt obscur dont je ne connaissais aucunement l’existence. Inspiré du tueur en série Ed Gein, Skinner entre dans la catégorie des films de série B, mais demeure tout de même potable et complètement divertissant. Malgré un budget visiblement très mince, les effets spéciaux pratiques sont ultra convaincants et réussissent à rebuter leurs spectateurs à plusieurs moments. Cette histoire de meurtres et de vengeance met en scène une distribution criant les années 90 dont Ted Raimi (Ash vs Evil Dead), Ricki Lake (Serial Mom) et Traci Lords (Excision). N’ayant jamais pris l’affiche aux États-Unis, Skinner a obtenu une sortie vidéo plus que discrète en 1995, deux ans après sa sortie, en Europe. Heureusement, nous pouvons aujourd’hui nous le procurer en format physique depuis février 2019 chez Severin Films ou le visionner sur Prime Video dès maintenant.

Skinner affiche film


Chloé Leclerc-Gareau

Uncover The village 2019 affiche filmUncover: The Village (2019) par Justin Ling

Au début du mois de février, à travers les suggestions de Stitcher, j’ai découvert Uncover, une série de podcasts true crime de la CBC. Chaque saison détaille un crime marquant, raconté par un journaliste expert qui a enquêté sur le sujet depuis parfois des décennies.

La première saison, Escaping NXIVM, est captivante, alors qu’on découvre l’histoire incroyable d’une femme qui a réussi à échapper à l’emprise d’une secte bien établie au Canada ainsi qu’aux États-Unis. La saison trois, cependant, est beaucoup plus profonde, puisqu’on y découvre un volet de notre histoire que beaucoup ignorent.

Alors que la révolution sexuelle bat son plein dans les années 70, la communauté LGBTQ du Canada peine encore à se faire reconnaître leurs droits, alors que les policiers font des descentes dans le quartier gai de Toronto. C’est dans ce climat qu’un homme débute une série de meurtres qui passeront inaperçus devant l’incapacité des forces policières à faire des liens entre les meurtres, aveuglés par une homophobie sourde et encore trop assumée.

Un portrait fascinant du chemin vers la tolérance parcouru depuis 50 ans, afin de mieux faire face au chemin encore à parcourir.


Josianne Massé

Van Helsing (2016 – ) de Neil LaBute

Depuis ses débuts, Van Helsing ne me déçoit pas. C’est une série assumée et féministe qui montre des personnages complexes et fascinants même si certains épisodes sont moins forts. Vanessa Van Helsing, interprétée par Kelly Overton (True Blood), est un personnage féminin fort et rafraîchissant, comme on n’en voit pas assez souvent, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Elle sait se battre, elle a du caractère et elle doit faire face à des dilemmes moraux intéressants au fil des épisodes. J’ai écouté la quatrième saison en février et elle nous gâte avec l’arrivée de plusieurs personnages interprétés notamment par Richard Harmon (l’incomparable Murphy dans The 100) et Tricia Helfer (Lucifer, Battlestar Galactica). Je pensais que cette série allait s’essouffler rapidement, mais elle réussit toujours à me captiver autant qu’au premier épisode. Les quatre premières saisons sont sur Netflix.

Van Helsing


Jean-François Croteau

Midnight Lace (1960) de David Miller

Ce mois-ci, ce qui m’a particulièrement impressionné c’est ma redécouverte en Blu-ray du vieux Midnight Lace (1960) du réalisateur David Miller. Inspiré de A à Z par les thèmes d’Hitchcock, le film raconte l’histoire d’une jeune Américaine récemment établie à Londres avec son nouvel époux (Rex Harrison), qui se fait suivre dans les rues obscures remplies de brouillard et se met à recevoir des appels où on lui annonce sa mort prochaine. Seulement, est-elle saine d’esprit? C’est très intéressant de revoir une telle œuvre quelques mois avant la sortie de The Woman in the Window, le futur film de Joe Wright, qui déploie des idées similaires. Le film est tout aussi divertissant que dans mon souvenir, les images sont sublimes, et Doris Day y est exquise.

 

Rédacteur en chef
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