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[Littérature] Bienvenue: prisonnière dans la maison des fous...
8Note Horreur Québec
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Le format d’une novella est fort intéressant pour un lecteur: c’est la restauration rapide de la littérature. On arrive directement dans le vif du sujet, sans préambule, et la courte durée du récit augmente notre tolérance envers l’ennui. D’un autre côté, si nous apprécions l’histoire, nous pouvons en vouloir plus et donc être laissés sur notre faim. C’est globalement ce qui arrive avec Bienvenue de Davy Artero et Christophe Gallo. Les auteurs ont bien ciblé et décrit un fragment de l’idée qu’ils ont eue. C’est efficace et envahissant comme un tsunami. On arrive à la dernière page avec les réponses à nos questions en main. Et pourtant, ils tenaient tous les deux un filon d’or qui aurait gagné à être exploité davantage. Une idée brillant de mille feux, savamment mise en mots.

Dans une pièce blanche immaculée, Solange se réveille, alitée. Elle n’a plus aucun souvenir des événements qui l’ont conduite dans ce lieu. Est-elle à l’hôpital? Les chances sont minces. Il n’y a ni fenêtre, ni soluté, ni bouton d’urgence, ni aucun autre appareil médical. L’envie de paniquer s’accentue à chaque nouvelle pensée. Une fois de plus, la voix masculine qui l’accompagne depuis longtemps dans sa tête lui permet de retrouver le calme. Ses paroles ne l’aident pas toujours, mais en situation de survie, elle peut compter sur elle. Grâce à ses encouragements, Solange se rend jusqu’à l’unique porte de la pièce où il est inscrit grossièrement en lettres écarlates Bienvenue. Sera-t-elle fermée à clé? Et si elle ne l’est pas, que peut-il bien se trouver de l’autre côté? Il est peut-être mieux pour elle qu’elle ne le découvre pas!

Comme il s’agit d’une novella, on serait tenté de dire que Bienvenue est une lecture à la portée de tous. Ne vous fiez pas aux apparences: le contenant est peut-être mince, mais le contenu est lourd et cru. Nous trempons dans le gore solide. Coeurs sensibles et jeunesses fragiles s’abstenir! En fait, l’histoire rappelle un mélange de celles portées à l’écran dans The Texas Chain Saw Massacre (Tobe Hooper, 1974), We Are What We Are [Somos lo que hay] (Jorge Michel Grau, 2010) et Haute Tension (Alexandre Aja, 2003). Le récit reste quand même original dans sa base et sa conclusion. Il est impossible de donner plus de détails sans vous dévoiler le punch.

Si vous avez une heure ou deux de libre (selon votre vitesse de lecture), cette lecture est fortement suggérée. Et si vous le faites, j’aimerais beaucoup en jaser avec vous. Une discussion du type «club de lecture du dimanche», mais beaucoup plus sale et perverse, où l’on pourrait s’étendre sur les avenues possibles au dénouement du bouquin tout en trinquant nos pintes de sang sous les lumières blafardes d’un abat-jour en peau humaine.

Bonne descente aux enfers à tous!

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