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Lore - Saison 1: mythes et croyances
8.5Note Finale

Le célèbre podcast Lore d’Aaron Mahnke, gagnant de plusieurs prix, passe maintenant du côté du petit écran! Produite et narrée par Mahnke lui-même, cette série documentaire sur les mythes et croyances populaires revisite intelligemment plusieurs légendes urbaines dérivées d’histoires véridiques comme les morts-vivants en passant par les poupées diaboliques et les loups-garous.

Réalisée par les réalisateurs Thomas Wright, Nick Copus, Michael Satrazemis et la réalisatrice Darnell Martin, cette première bordée de six épisodes est disponible depuis octobre 2017, et ce, exclusivement sur la plateforme Amazon Prime. Voici un court résumé de chacun des sujets abordés:

Épisode 1: They Made a Tonic

Ce tout premier épisode, se déroulant au 19e siècle en Nouvelle-Angleterre, raconte la véritable histoire de George Brown (Campbell Scott, The Exorcism of Emily Rose) dont tous les membres de la famille ont été victime de la tuberculose. Entrecoupé de jolies scènes d’animation et d’informations pertinentes, on y apprend un tas de trucs sur les croyances des gens de l’époque (démons, morts-vivants) ainsi que sur cette pratique d’aller déterrer les morts pour s’assurer qu’ils l’étaient bel et bien toujours. Vous apprendrez que les origines de l’expression «sauvé par la cloche» sont beaucoup plus macabres que vous le croyez. Un très bon épisode bien réalisé et surtout des plus informatifs.

Épisode 2: Echoes

Se déroulant dans les années 40, on nous raconte ici l’histoire vraie du docteur Walter Freeman (Colm Feore, Bon Cop Bad Cop) qui avait comme but de vider les asiles en guérissant tous les patients à l’aide de «lobotomies transorbitaires». Convaincu que cette intervention de seulement dix minutes pouvait sauver toute personne dépressive, suicidaire ou autre, il n’en était pas de même pour son entourage. On nous en apprend ici davantage sur cet étrange individu à l’aide d’archives du véritable Freeman qu’on appelait «le lobotomiste». Un autre très bon épisode qu’on se surprend, à quelques reprises, à regarder d’un seul oeil.

Épisode 3: Black Stockings

On se transporte maintenant en Irlande, en 1895, où on aborde le mythe des changeling; ces fées démoniaques qui, selon le folklore européen, enlevaient les gens pour ensuite prendre leur place et s’immiscer dans l’entourage de la victime. C’est ce qui arriva à Bridget Cleary (Holland Roden, série Channel Zero). Affligée d’une simple bronchite, son mari Michael (Cathal Pendred, série Ray Donovan) était convaincu que sa femme n’était plus elle-même et décida de prendre les grands moyens. Toujours aussi habilement amené et expliqué, cet épisode nous en apprend beaucoup plus sur cette croyance en faisant un parallèle avec un événement semblable survenu en 2009. Malgré quelques petites longueurs, cet épisode reste tout de même fascinant.

Épisode 4: Passing Notes

Croyez-vous en la vie après la mort? Le Révérend Eliakim Phelps (Robert Patrick, The Faculty) y croyait fermement et avait bien l’intention de reprendre contacte une dernière fois avec sa défunte femme Elizabeth. Un épisode satisfaisant où on y aborde les thèmes de sorcellerie, d’esprit et de maison hantée, et ce, à travers les histoires véridiques de Franz Anton Mesmer, fondateur de la théorie du magnétisme animal, du célèbre magicien Harry Houdini et de l’auteur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle. Un épisode hyper intéressant en plus de nous procurer plusieurs frissons.

Episode 5: The Beast Within

Connaissez-vous bien les loups-garous? Situé en Allemagne au 16e siècle, on tente maintenant de nous en apprendre plus sur ce mythe maintes fois raconté depuis des décennies. Un peu décousu, cet épisode va dans tous les sens et aurait mieux fait de se concentrer davantage sur le sujet principal. Un peu plus d’informations et moins de fiction (qui ne mène pas à grand-chose, dans ce cas-ci) aurait été plus satisfaisant. Mettant en vedette Adam Goldberg (Zodiac) et Cassady McClincy (Love, Simon), il s’agit ici du volet le plus faible des six. Divertissant, mais laissant le spectateur légèrement sur sa faim.

Episode 6: Unboxed

Avant Chucky et Annabelle, il y avait Robert. À travers l’histoire de la célèbre légende urbaine racontant le récit d’un jeune garçon (J.T. Corbitt, série The Walking Dead), convaincu que sa poupée matelot est vivante, on nous dévoile plusieurs informations sur l’histoire de ce jouet. Passant par les créateurs de poupées, le ventriloquisme et autres histoires macabres, on nous dit également pourquoi la majorité des gens ressentent un certain malaise en leur présence. Probablement l’épisode le plus complet, intéressant et réussi des six!

En conclusion, on peut dire que cette première saison de Lore est une belle surprise! Les amateurs de mythes et de croyances seront comblés avec ces six sujets souvent exploités, mais jamais en profondeur comme cette série documentaire a pu aussi bien le faire. Allant droit au but et sans fla-fla, Lore se dévore rapidement grâce à ses épisodes de courte durée (entre 34 et 47 minutes). Efficace et informatif, on ne peut qu’avoir hâte à la deuxième saison qui doit apparaître sur Amazon Prime dès octobre prochain!

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