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Terrifier: l'art de terrifier
7Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
5.0

Même si nombre de nos lecteurs semblent l’avoir consommé depuis belle lurette, outre l’import DVD/Blu-ray en provenance des États-Unis, Terrifier est officiellement (et légalement) disponible au Canada seulement depuis le début du mois, gracieuseté Netflix. Le film marque le retour de Art, le clown le plus populaire du cinéma d’horreur indépendant, introduit précédemment dans le film anthologique All Hallows’ Eve en 2013.

Après une soirée d’Halloween bien arrosée, deux jeunes femmes se retrouvent poursuivies par un clown muet et terrifiant surnommé Art.

Oubliez la finesse scénaristique et les allégories subtiles, Terrifier est un série B bien assumé qui ne propose rien de plus qu’un massacre bien sanglant, terriblement efficace. Le cinéaste Damien Leone (Frankenstein vs. The Mummy, All Hallows’ Eve) sait exactement ce que les fans de plaisirs coupables gores veulent voir et leur en offre plein la vue — et même plus que le client en demande — en oubliant même la maigreur de son budget.

Terrifier film posterLes règles déjà établies du cinéma d’horreur sont mises de côté et on comprend rapidement qu’ici, tout peut arriver. Leone évite tous les clichés de ce genre de production bon marché. Outre sa réalisation qui demeure passable, les personnages ne sont pas si cons, les dialogues font du sens et les interprètes réussissent même à livrer des performances crédibles la plupart du temps. C’est peu dire! Mais ce qui impressionne le plus, c’est toute la créativité dont le réalisateur et scénariste font preuve. Art a plusieurs tours dans son sac et n’hésitera pas à s’en servir pour déstabiliser (et même amuser) son public.

Mais en plus de déstabiliser, il faut avouer que le clown remplit son mandat de terrifier haut la main. Son maquillage, ses sourires démoniaques et son mutisme en font l’un des clowns les plus effrayants du cinéma d’horreur. Les prosthétiques et maquillages de ses meurtres grand-guignolesques sont saisissants et on comprend rapidement qu’ils ont dû occuper la plus grande part du budget. Il faut toutefois avouer qu’on reste un peu mal à l’aise devant ces images de clown qui tape sans retenue sur de pauvres jeunes femmes, de manière complètement gratuite. À cette ère où Revenge est louangé et où Laurie s’apprête à botter sérieusement le derrière de Michael, il y a de quoi sourciller. La violence y est extrême, trash et amorale. Le meurtre «tête en bas», entre autres, pourrait marquer à vie plusieurs femmes. Outch! Si ce n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin.

Au final, on se surprend tout de même à souhaiter une franchise complète pour le personnage, qui offre enfin quelque chose de corsé dans le sous genre qui exploite la coulrophobie. Et c’est probablement ce qui se produira… Dans un combat imaginé entre Art et Pennywise, mon 20$ irait définitivement sur le premier.

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