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The Mimic: le ventriloque mangeur d'enfants
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Tentant de reconstruire sa vie après la disparition de son fils, une jeune mère voit son univers chamboulé lorsqu’elle fait la découverte d’une fillette en forêt. Prenant l’enfant d’abord sous son aile, la bienfaitrice fera vite un lien entre la môme et de curieux incidents survenus depuis son arrivée.

Les distributeurs nous proposaient récemment le film Coréen The Mimic en vidéo. Il est toujours intéressant pour le cinéphile d’horreur affamé d’avoir accès à du cinéma de genre qui sort des sentiers battus du carcan américain traditionnel, dont nous bombardent nos multiplexes cinématographiques.

Il est toutefois bien loin ce temps où l’on avait foi en une renaissance de l’horreur grâce au cinéma asiatique. Après quelques bonnes années, on a vite eu cette impression que le cinéma oriental s’est américanisé, et ce, même quand il tente de raconter ses légendes. La chose est d’autant plus désolante que la Corée est l’un des pays de l’Asie à avoir montré la plus grande touche d’originalité au début des années 2000.

Si le scénario de The Mimic aurait pu donner un excellent épisode de 45 minutes d’une quelconque anthologie, ou même un épisode d’une série télévisée, il en est tout autre pour un film de 100 minutes. L’ensemble manque littéralement de rythme. Sous prétexte qu’on s’inspire d’une légende, on aborde de manière superficielle un propos qui aurait eu avantage à être nuancé. Disons-le, sous des alibis pseudo-horrifiques, The Mimic est un drame qui tente en vain d’aborder la disparition d’enfants. Le ton austère et oppressant laisse carrément deviner ce désir d’offrir une véritable réflexion, mais impossible seulement de la comparer au puissant Loveless d’Andrey Zvyagintsev qui le faisait avec un souci d’authenticité bien plus palpable et élaboré.

La réalisation de Jung Huh est acceptable, même si elle demeure anonyme. On nous livre de bien belles images et malgré le cadre usé dans lequel on les place, certains « jump scares» font mouche à défaut d’être subtils. Les interprètes livrent quant à eux la marchandise demandée, mais on leur en demande trop peu.

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